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ALG:L’équipe nationale est-elle vraiment la vache à traire de la FAF?

LAFORDASSE

En plus de l’échec sportif de notre équipe nationale, lors de la dernière CAN-2023 en Côte d’Ivoire, revoilà de nouveau la crise … financière au sein de la Fédération algérienne de football, où des fuites savamment distillées évoquent le manque à gagner induit par une élimination précoce lors de cette joute continentale. L’augmentation des prizes money, décidée par la Confédération africaine de football, s’avère alléchante et surtout bénéfique pour les caisses de toute fédération.

Des prix qui n’ont jamais atterri dans les caisses de la FAF. Une absence de provisions qu’on attribue au sélectionneur natio- nal, Djamel Belmadi, une manne financière que la Fédération a certes perdue, mais qui, en parallèle, n’a rien entrepris pour équili- brer ses budgets. Même si sur l’exercice 2022, attribué à moitié à Djahid Zefizef qui a pris les rênes le 7 juillet de cette année, la Fédération s’est bien tirée d’affaire.

Elle s’est retrouvée avec un résultat positif de plus de 1370 millions de dinars et une trésorerie de près de 641 MDA. Qu’en sera- t-il de l’exercice 2023, dont la moitié sera, elle, supportée par la gestion de Walid Sadi et son équipe qui, dès leur arrivée en septembre 2023, ont crié presqu’à la faillite de la Fédération (inquiétude de la fragilité de la trésorerie) avant de se rétracter, deux mois après, à travers un communiqué où elle note une nette amélioration sur le dernier trimestre 2023 ?

On en saura davantage d’ici la prochaine assemblée générale ordinaire (AGO), dont la date n’est toujours pas arrêtée, tout comme on n’en sait pas grand-chose sur la mission effectuée par l’équipe de l’Inspection générale des finances (IGF) qui, selon des indiscrétions, n’a rien révélé d’extraordinaire comme le faisaient croire les sous- traitants. Mais, la question qui reste posée est celle de savoir si une Fédération peut bâtir sa stratégie et faire son montage financier sur plusieurs années (à ne pas confondre avec le budget prévisionnel annuel) sur la seule performance de l’équipe nationale A.

Les résultats ne sont que très rarement concomitants aux moyens mis sur la table. La CAN-2023, qui vient de s’achever, en est le parfait exemple, puisqu’elle a été largement dominée par les petites nations à faible budget. Le génie managérial devrait aboutir à une diversification des sources de financement et à la promotion d’activités, engendrant des entrées d’argent, car on ne peut accrocher tout l’attelage d’une Fédération et ses gros besoins à la seule équipe nationale. Sinon, comment feront toutes les associations à travers le monde pour survivre ?

Autant de questions qui demeurent posées, tout comme les promesses non encore tenues par l’actuel Bureau fédéral, à l’image de ces deux grandes sociétés, dont une étrangère, qui devaient signer des contrats faramineux (annonce faite par Sadi au lendemain de son élection et à ne pas confondre avec la convention signée avec le Groupe SERPORT qui, elle, remonte à la période de Djahid Zefizef). Ce même Bureau fédéral à qui ne lui reste seulement dix mois de l’année 2024 avant la fin du mandat.

Enfin, faut-il dire que le BF est loin, très loin d’avoir réalisé 10% des 21 engagements pris le 21 septembre dernier par Walid Sadi ?

Lafordasse

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