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PAL : La FIFA au révélateur de ses contradictions sur Israël

YANIS. B

Saisie après une requête de la Fédération palestinienne de football lors de son 74e Congrès, il y a deux ans, la FIFA a bien reconnu plusieurs violations imputables à la Fédération israélienne de football (IFA), notamment en matière de comportement offensant et de discrimination, mais en rendant sa copie, elle est loin de faire l’unanimité. Elle a appliqué encore une fois l’art du deux poids et deux mesures et confirme, ce que beaucoup soupçonnaient déjà : une difficulté chronique à accorder ses principes à ses actes.

Car, si sur le papier, l’instance Zurich reconnaît des manquements à la Fédération israélienne de football, dans les faits, elle se contente d’un simple geste d’apparence. Une sanction à minima qui frôle l’insignifiance et démontre tout un soutien inconditionnel à Tel Aviv. Elle lui inflige une amende de 150. 000 Francs Suisses, présentée dans un communiqué comme une mise en garde et une campagne d’affichage, sur les stades suivis d’une campagne médiatique, contre la discrimination (sic). Le tout emballé dans un discours bien huilé sur les valeurs du sport. Une mécanique désormais bien rodée : dire beaucoup, faire peu.

Mais le plus frappant reste ailleurs. Pas un mot sur les infrastructures sportives détruites à Ghaza. Pas un mot sur les joueurs emportés par l’agression sioniste, dont un international. Comme si le football pouvait être dissocié de la réalité qui l’entoure. Comme si certaines tragédies pesaient moins que d’autres. Ce silence n’est pas anodin. Il éclaire, au contraire, une ligne de conduite devenue difficile à défendre. Car dans un passé récent, la FIFA n’avait pas hésité à agir vite et fort contre la Russian Football Union, brandissant ses valeurs comme un étendard. Ici, le ton change, la main tremble, la sanction s’allège.

Deux situations, deux réponses. Et au bout du compte, une même question : sur quels critères la FIFA décide-t-elle d’être inflexible ou conciliante ? Pour les observateurs, il s’agit de partis pris flagrants qui finissent par fragiliser ce qu’elle prétend défendre et fait nourrir non pas un doute persistant, mais beaucoup plus une défiance qui s’impose comme une évidence. De cela, ceux qui ont contribué à la grandeur de la FIFA, avant Gianni Infantino, ont toujours combattu.

Yanis. B

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