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ALG : Les Verts et la préparation du Mondial, un flou élastique

LAFORDASSE

Les supporters de l’équipe nationale ont dû pousser un grand ouf de soulagement en prenant connaissance du programme des Verts pour le mois de mars, même s’ils sont restés sur leur faim en ce qui concerne le match contre le Guatemala qui, tout compte fait, ne fait pas l’unanimité. Certains relais de la fédération ont beau tenter de justifier ce choix, en parlant même à la place du sélectionneur national, Vladimir Petkovic, mais l’opinion en général et les fans des Verts en particulier n’ont pas été convaincus par les arguments avancés, tels que «monter en puissance», «tenter de nouvelles solutions tactiques» ou «renforcer le moral des troupes», avant le grand rendez-vous de juin.

Seulement, lorsque le programme de la Jordanie, le deuxième adversaire des Verts dans le groupe J lors du Mondial-2026, le 23 juin au Levi’s Stadium de Santa Clara, est tombé, le regard a de nouveau changé sur la façon de faire de la FAF, son approche et ses choix. Cela saute aux yeux que la Jordanie, qui s’est qualifiée pour la première fois de son histoire à une Coupe du monde, a pris les choses de manière très sérieuse. Ses quatre rencontres amicales sont minutieusement étudiées face au Costa Rica -adversaire annoncé dans un premier temps pour les coéquipiers de Ryad Mahrez -, le 27 mars et le Nigéria, le 31, tous les deux à Amman, puis le 31 mai face à la Suisse à Saint-Gall et le 7 juin contre la Colombie, à San Diego.

Le Costa Rica et la Colombie, même s’ils n’ont pas le niveau de l’Argentine, championne du monde en titre, leur style et leur tempérament s’en rapprochent beaucoup. Les Super Eagles, qui ont dominé outrageusement l’Algérie lors des quarts de finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations au Maroc, ne peuvent être meilleur challenger pour se tester au niveau continental. Quant à la Suisse, l’ancienne sélection de Petkovic, est un choix plus que judicieux dans la perspective de croiser l’Autriche, une équipe européenne aux principes de jeu bien calés et dont le niveau est en hausse ces dernières années.

Si le choix de l’Uruguay est plus que recevable compte tenu de la qualité, de l’histoire (deux titres mondiaux en 1930 et 1950) et de son standing, les deux matchs de juin doivent être bien étudiés pour permettre à l’équipe de se jauger sérieusement face à de bons sparring-partners dont les critères doivent converger vers une qualité d’opposition rentable. Or, une campagne de presse a commencé les résultats de l’équipe nationale importe peu, la FAF devra plutôt prolonger le contrat de Vladimir Petkovic, et préserver la stabilité. Ce qui est bien surprenant, car que vaudra cette stabilité sans résultats probants, notamment un titre majeur au niveau continental et une progression significative dans le jeu, tout en s’assurant une transition générationnelle en douceur ?

Dès lors, on peut s’interroger sur l’intérêt pour l’équipe nationale de jouer contre le Guatemala, même pas qualifié pour le Mondial, et dont le niveau de jeu n’apparaît pas vraiment révélateur, sans oublier le flou élastique, à ne pas confondre avec artistique, sur la suite du programme de préparation des Verts.

-LAFORDASSE

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