
«Nous ne laisserons pas le football féminin être traité de cette manière». Ce sont -là les propos du ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie ( notre photo) qui a dénoncé le manque de communication du Maroc censé organiser la CAN féminine dont le coup d’envoi est prévu du 17 mars au 3 avril prochain. Devant cette situation préoccupante, le message du ministre des Sports sud-africain en direction de Rabat et du ministre adjoint du Budget- président de la Fédération royale marocaine, Fouzi Lekjaâ est sans équivoque. «Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine après une CAN réussie, qu’il le fasse. S’il ne l’est pas, nous voulons lui dire que nous (l’Afrique du Sud) avons des stades et que nous ne sommes pas un pays moins bien doté en infrastructures. Nous ne nous laisserons jamais prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous.»
Gayton McKenzie n’a pas manqué de tacler encore plus le Maroc en soulignant par une insinuation interrogative : «Est-ce que tout le monde doit souffrir parce que le Sénégal a gagné la CAN masculine ?
Si le Sénégal n’avait pas remporté la finale, serions-nous encore dans cette incertitude ? Le Maroc doit accepter que le football est un jeu : parfois on gagne, parfois on perd.» Et de poursuivre en affirmant la candidature de son pays : «Nous n’attendons personne. Nous ne laisserons pas le football féminin être traité de cette manière. Si le Maroc ne veut pas accueillir la compétition, l’Afrique du Sud est prête.» Pour les analystes africains du football, cette sortie est certainement inspirée par le président de la CAF, Patrice Motsepe, avec le feu vert de Gianni Infantino pour mettre fin à l’hégémonie marocaine. Le comportement ambitieux de Fouzi Lekjaâ (membre du Conseil de la FIFA) est devenu trop encombrant.
ABL-SOL
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Dans un communiqué, le directeur de la communication de la CAF, Luxolo September, a annoncé sur X qu’une décision serait prise rapidement :«La CAF communiquera dans les prochaines 48 heures sur la situation concernant la CAN féminine 2026. Des discussions ont eu lieu ces dernières semaines. Le dossier fait l’objet d’une attention urgente et de haut niveau» -RED
