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CAF : Motsepe dans le déni d’une triste réalité

LAFORDASSE

Face à un scandale planétaire et la levée de bouclier unanime, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, ne pouvait se terrer plus longtemps dans le silence. 24 heures après la publication de la décision du Jury d’appel de la CAF, attribuant la CAN-2025 au Maroc sur tapis vert, le Sud-Africain a tenté de justifier l’injustifiable. Le successeur du Malgache Ahmad Ahmad a, d’abord, mis l’accent sur l’indépendance des organes disciplinaires et le choix des membres du jury, tout en expliquant que les problèmes liés à l’arbitrage ne dataient pas de sa mandature, mais qu’il s’agissait d’un héritage. «Dans la sélection des membres de nos instances judiciaires, nous avons adopté une approche différente, distincte de celle qui prévalait auparavant. Nous avons invité chaque association membre, ainsi que chacune des six zones régionales de la CAF, à proposer des noms de juges reconnus et d’avocats respectés, car il est essentiel que les décisions de notre Commission de discipline, ainsi que celles de la Commission d’Appel de la CAF soient perçues avec le respect et l’intégrité qui sont fondamentaux pour nous.», précise le président de la CAF.

Le patron du football mondial, qui doit faire face à la pire crise de l’instance depuis plusieurs années, a tenté d’apaiser les esprits en rappelant que son institution ne pouvait se permettre de favoriser une fédération sur une autre ou un pays sur un autre. «J’ai également été informé que le Sénégal envisage de faire appel, ce qui est très important. Chacune des 54 nations africaines a le droit d’exercer les recours nécessaires pour défendre ses intérêts, non seulement au plus haut niveau en Afrique, au sein de la CAF, mais également devant la plus haute juridiction, le Tribunal arbitral du Sport. Et nous nous conformerons et respecterons la décision qui sera prise au plus haut niveau. Un principe essentiel est qu’aucun pays africain ne sera traité d’une manière plus privilégiée, plus avantageuse ou plus favorable qu’un autre pays du continent africain.» Des paroles qui semblent complètement déconnectées bien loin des réalités du terrain où le Maroc fait la pluie et le beau temps, depuis 2017. Le premier vice-président et membre du Conseil de la FIFA, Fouzi Lekjaa, traîne d’innombrables casseroles, dont des agressions documentées sur des arbitres. La dernière en date s’est déroulée en présence du président de la FIFA, Gianni Infantino, en marge de la finale de la Ligue des champions féminine !
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Le Bureau exécutif de la CAF se réunira le 29 mars prochain, au Caire, sous la présidence de Patrice Motsepe.

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