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ALG : Sélections des jeunes Verts, attention danger !

MOHAMED MALIK

En cette date FIFA du mois de mars 2026, toutes les sélections sont de sortie : les A de Vladimir Petkovic, les U-23 de nouveau sélectionneur Rafik Saïfi, les U-20 de Razik Nedder, les U-17 d’Amine Ghimouz, appelés à disputer le tournoi de l’Union nord-africaine de football (UNAF) à Benghazi, et enfin les U-16 de Karim Ziani.
Si pour la sélection A, on a pris l’habitude que l’effectif retenu soit composé essentiellement de joueurs évoluant à l’étranger, comme c’est le cas pour le stage de mars où deux éléments seulement du championnat national ont été convoqués (7%), soit les deux défenseurs Zinedine Belaïd (JS Kabylie) et, pour la première fois, Achref Abada (USM Alger), la tendance semble se généraliser au niveau des autres sélections.

C’est ainsi que sur les 25 joueurs convoqués par Rafik Saïfi, pour son premier stage à la tête des U-23 et dans la perspective des deux matchs amicaux contre la RD Congo, 8 évoluent à l’étranger, notamment en France (7) et un, Anthony Khelifa, le défenseur du club Tchèque du SK Dynamo Ceske Budejovic, soit le tiers de l’effectif (32%). Ce taux passe à plus de la moitié chez les U-20 de Razik Nedder qui, pour le stage de ce mois de mars, a convoqué 24 joueurs, dont 13 viennent de l’étranger (soit plus de 54%). Pour tenter d’arracher une qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN)-2026 de la catégorie U-17, Amine Ghimouz a pris dans ses bagages 24 joueurs, dont la moitié, soit 12 éléments, sont formés et évoluent à l’étranger (50%).

Et pour boucler la boucle, la sélection nationale des U-16 élira domicile au nouveau Centre technique régional de Lalla-Setti, à Tlemcen, sous la conduite de Karim Ziani et son équipe qui ont fait appel à 27 joueurs. Et, contrairement au communiqué officiel de la Fédération algérienne de football, qui indique que l’effectif retenu est composé exclusivement de joueurs locaux, ce ne sont pas moins de 14 éléments qui viennent de clubs étrangers, soit 52% du total. Même tendance chez la sélection féminine composée à plus de 85% de joueuses formées et évoluant à l’étranger (4 joueuses sur 28, lors du dernier stage du mois de février et moins lors de la dernière CAN) ainsi que chez la sélection Futsal où sur les 19 joueurs de Nordine Benamrouche qui se sont qualifiés pour la prochaine CAN-2026, 15 sur 19 viennent de l’étranger (soit 79%).

Du coup, on se demande où sont passés les résultats de la ‘’politique’’ de développement, prônée par la FAF en direction des jeunes talents nationaux, avec ses pseudos académies, tournois à profusion, formations de l’encadrement lorsque toutes les sélections sont composées de joueurs binationaux, bien qu’on n’ait absolument rien contre un apport qualitatif de notre diaspora à l’étranger ? Que cache vraiment cette tendance ? Après presque trois ans et deux directeurs techniques nationaux (Ameur Mansoul et actuellement Ali Moucer), le football national a du mal à produire apparemment des joueurs valables à nos sélections, y compris chez les gardiens de but où la présence d’éléments venus de l’étranger n’est plus seulement en sélection A – situation inédite – mais également dans les autres équipes nationales.
– MOHAMED MALIK

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