
Après le galop d’entraînement face au Guatemala, ponctué par un score historique de (7-0), place maintenant à un match d’une autre envergure : l’Uruguay. Un sacré adversaire qui a déjà livré bataille à l’Angleterre de Thomas Tuchel dans son prestigieux antre de Wembley, à Londres
Les hommes de Marcello Bielsa ont laissé une forte impression, notamment en fin de match, lorsqu’ils ont mis une pression terrible sur la défense anglaise avant d’obtenir un penalty qui a permis à la star du Real Madrid, Federico Valverde, d’arracher une égalisation méritée au vu du contenu de la partie.
Une rencontre disputée dans un stade bien plein et ambiancé, et surtout dans un engagement qui aurait fait dire à plusieurs observateurs qu’il s’agissait vraiment d’un ‘’match de Coupe du monde’’, tellement le rythme était frénétique.
C’est ce qui a, d’ailleurs, manqué à l’opposition des Verts vendredi au stade Luigi-Ferraris de Gênes, où beaucoup continuent à s’interroger : est-ce que vraiment l’adversaire était très faible ou est-ce les Algériens qui étaient trop forts ? Si Vladimir Petkovic, le sélectionneur de l’Algérie, a déjà tranché la question, estimant que son équipe était largement au-dessus, avis qu’on ne peut lui contester, ce qu’a montré cette sélection guatémaltèque sur le terrain a poussé au scepticisme.
Trop modeste comme adversaire pour permettre au staff technique algérien de tirer de sérieuses dividendes, si ce n’est un bon capital pour le moral des troupes, le plaisir de voir quelques nouvelles têtes se démener pour grappiller de précieux points et une cascade de buts devant des… plots, pour reprendre la phrase d’un commentateur !
À côté de ce match, on a vu des affiches sous un véritable parfum de Mondial. Hormis les matchs de barrages, dont l’enjeu était clair dès le départ, les autres rencontres ont certainement permis aux sélections d’enclencher le ‘’mode Coupe du monde’’. En plus d’Angleterre – Uruguay, qui nous intéresse en particulier car les doubles champions du monde (1930-1950) sont les prochains adversaires des Fennecs, mardi en amical, des Brésil – France (1-2), Suisse – Allemagne (3-4), Pays-Bas – Norvège (2-1), Espagne – Serbie (3-0), Autriche – Ghana (5-1) ou bien Jordanie – Costa Rica (2-2), pour ne citer que ces rencontres, ont fort probablement mis les machines de toutes ces équipes en marche, avec cette adrénaline qui est montée d’un cran.
Mardi, au Juventus Stadium de Turin, les données vont complètement changer, car en face du 16e au classement de la FIFA, le rendement des coéquipiers de Riyad Mahrez sera passé au vrai scanner. Un test d’une autre dimension, tout comme celui des Pays-Bas en juin, pour savoir où en est vraiment la sélection avant la grand-messe du football planétaire.
