Monde arabe

QAT : Djamel Belmadi, l’acharnement continu

MOHAMED MALIK

Malgré son départ de la sélection nationale algérienne et son silence depuis plus de deux ans, l’ex-coach des Verts, Djamel Belmadi, continu de faire l’objet d’attaques perverses et mesquines, à la limite de l’acharnement par des cercles, dont certains médias qui, apparemment, ont la rancune très dure.  

Il a suffi que la fédération qatarie de football (QFA) organise un rassemblement de jeunes joueurs étrangers issus des clubs qui activent dans la Qatar Stars League, dont cinq algériens, pour que le sempiternel sujet sur la naturalisation de ces joueurs revienne à la une. Mais pas que, puisque les mêmes cercles qu’on peut qualifier de malveillants et pervers, n’ont pas hésité à ‘’accuser’’ l’ex-sélectionneur national, Djamel Belmadi, d’être impliqué dans un ‘’business’’ de transferts de joueurs algériens dans le but de les naturaliser.

Ce n’est pas la première que de telles allégations soient portées à l’encontre de l’actuel entraîneur d’Al-Duhaïl SC. Une fixation récurrente qui, avec le temps, prend, désormais des allures d’une cabale et d’un acharnement sans précédent autour de la personne de Belmadi alors que ce dernier n’a complètement rien à voir avec l’objet de ce regroupement et encore moins avec le projet de la fédération qatari de football ni la venue de ces joueurs au Qatar.

Mais de quoi s’agit-il au juste ? La QFA a initié, il y a quelques, un regroupement de joueurs de moins de 21 ans issus de plusieurs pays (Tunisie, Egypte, Jordanie, Maroc, Algérie, Palestine, …), notamment du Maghreb et d’Afrique (Sénégal, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, …), mais également d’Amérique du Sud et même d’Europe. Des joueurs dont la fédération exige des clubs qui les emploient de les titulariser régulièrement en championnat afin qu’ils puissent progresser et d’avoir suffisamment de temps de jeu.

Pour s’y faire, une commission a été mise en place au sein de la fédération afin d’assurer leur suivi et évaluation dans la perspective de naturaliser certains d’entre eux, et ce en fonction de leur niveau et surtout de leur bon vouloir puisque les dirigeants de la QFA n’obligent aucun joueur à porter le maillot d’Al-Anabi.

Selon des investigations menées auprès de la QFA, la commission priorise les joueurs d’origine arabe afin d’éviter de copier le ‘’modèle’’ Emirati où la première sélection est composée à 80% ou plus de joueurs sud-américains (notamment des brésiliens, argentins).

Aussi, la plupart des joueurs ont des ambitions diverses, celle d’abord de porter en priorité le maillot de leur pays d’origine, comme les Adil Boulbina et Redouane Berkane, ou bien de se rabattre sur une autre sélection, s’ils ne sont pas contactés ou sollicités par la fédération de leur pays d’origine.

Des joueurs qui ont réussi leur transfert en décrochant des contrats intéressants, dans un cadre réglementaire légal et avec l’assentiment de leurs parents, voire leurs agents, comme cela se fait un peu partout dans le monde.

Toujours dans le cadre de ce même projet, la QFA compte renouveler la sélection dont une bonne partie des joueurs disputera la Coupe du Monde 2026 avant de raccrocher sur le plan international. Et donc, parmi les joueurs convoqués pour ce regroupement, certains seront probablement retenus pour jouer la Coupe d’Asie des nations prévue en 2027 en Arabie Saoudite, surtout ceux éligibles aux conditions arrêtées par la fédération du Qatar (notamment une durée de 5 ans minimum dans ce pays).

Souvent marginalisés en Algérie, ces derniers ont trouvé refuge dans le championnat Qatari et aspirent à réaliser une carrière honorable, et pourquoi pas décrocher un statut d’international, quitte à porter le maillot d’une autre sélection.

Parmi les joueurs algériens suivis de près, on peut citer le défenseur Abdessamed Bounacer (21 ans, ex-USM Alger, transféré à Al-Sadd SC qui l’a prêté à Al-Shamal SC), l’autre défenseur Wassem Adel Keddari (ex-RCD Espanyol, transféré à Al-Arabi SC), ce dernier avait joué avec les U-18 algériens), l’attaquant et ailier gauche Mohamed Rafik Omar (22 ans, ex-joueur de l’Académie de la FAF et du Paradou AC, transféré à Al-Shamal SC), un défenseur, Naim Abdelrazak Laidouni (23 ans, ex-Nimes, transféré à Umm-Salal SC, a déjà deux sélections avec les U-20 et deux autres avec les U-23 ans).

On compte également le gardien de but Nabil Akram Oueannas (22 ans, Al-Sailiya SC) et l’arrière droit Abdelghani Noureddine Laalam (21 ans, Al-Markhiya SC), club évoluant en Ligue 2.

Du côté de la Fédération algérienne de football, mis à part le fait d’avoir intégré Mohamed Rafik Omar il y a quelques mois dans une liste élargie polémique sans lendemain, on n’enregistre aucune réaction notable sur cette possible perte de quelques joueurs potentiels, même si la nouvelle sélection nationale U-23 que dirige désormais Rafik Saïfi, qui connaît bien le Qatar pays où il a décroché sa Licence AFC Pro, n’a pas daigné convoquer l’un d’entre eux.

Selon une source de la QFA, la démarche ambitieuse entreprise par la fédération n’est pas nouvelle, mais évolutive avec des recadrements et réorientations, dont l’intérêt est de naturaliser les plus talentueux et les plus prometteurs en vue de renforcer la sélection A dans les années à venir. La concurrence est, dit-on, déjà rude, et les joueurs ne subissent aucune pression de la part des dirigeants ou de la fédération, car ils doivent non seulement confirmer sur le plan sportif, mais aussi faire leur choix définitif de sélection.

Reste Djamel Belmadi, dont le nom a souvent été associé à Ahmed Abassi dirigeant influent au sein de la QFA, responsable de la programmation et membre de l’AFC, nos sources indiquent que contrairement aux bobards colportés par certains rancuniers, l’algérien n’est concerné ni de près, ni de loin de ce projet et que la fédération qatarie est consciente que toutes ces allégations n’ont de but que celui de dénigrer le coach d’Al-Duhail, ni plus ni moins.

Quant aux joueurs cités, ils sont totalement libres de leur choix, car ils n’ont de tuteur que leurs parents, et d’ambitions que de réussir leur carrière footballistique. Dans une mondialisation de plus en plus accrue, le football n’a plus de frontières et la Loi Bahamas s’applique à tout le monde.

MOHAMED MALIK

 

 

 

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