Algérie

FAF : Allo la DTN ! quoi de neuf après une année ?

MOHAMED MALIK

Dans quelques jours, le 1e février, la Direction technique nationale (DTN) soufflera sa première bougie sous la conduite d’Ali Moucer. Fera-t-elle son bilan, sachant qu’aucune tendance lourde ne se dégage à ce jour ?

Le 1e février 2026, Ali Moucer aura passé une année à la tête de la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération algérienne de football. Annoncé en grandes pompes comme étant celui qui allait lancer la grande ‘’révolution’’ ou l’opération de ‘’réformer’’ en profondeur le football national, l’ex-directeur technique régional de Paris-Ile-de-France semble se contenter à ce jour d’une activité basique, beaucoup plus orientée vers la formation de l’encadrement à travers les cursus classiques (Licences CAF A, B et C, la Licence CAF Pro pour sa deuxième promotion, les préparateurs physiques).

La semaine dernière, et durant deux jours, le DTN a réuni l’ensemble des sélectionneurs nationaux, toutes catégories confondues, accompagnés de leurs staffs techniques nationales (hormis Vladimir Petkovic et son staff), en présence des cadres de cette structure. Il était question de faire une évaluation sur l’état des lieux des différentes sélections et d’échanger sur plusieurs sujets, notamment la formation de l’encadrement, le plan national de détection des talents (féminins et masculins) et le développement et la promotion de la pratique du jeu.

Pour la fédération, cette réunion de coordination s’inscrit dans le renforcement de la synergie entre les staffs des sélections nationales et les différentes structures de la DTN, sans pour autant donner des précisions sur les réalisations concrètes sur le terrain pour le développement du football algérien. Ali Moucer a encore une fois présenté lors de cette réunion le projet de la DTN pour la période 2025-2029 dont on ne connaît toujours pas les objectifs à atteindre, ni la place donnée au système académique de formation des jeunes talents, confié aux clubs à travers la mise en place de structures spécialisées.

Des académies que les clubs de la L1 devaient créer au plus tard le 31 janvier 2025, soit depuis une année. Un tournoi a été même organisé en mai dernier et remporté par l’USM Alger à Oran face au Paradou AC (0 – 0, t.a.b 2 à 0). En fait, ce tournoi avait réuni les équipes U13 et non pas des académiciens tel qu’admis par les standards de la FIFA, ce qui repose sérieusement la question des options retenues par la FAF pour l’avenir du football algérien.

La dernière Coupe d’Afrique des nations a une fois de plus confirmé le rôle que jouent les académies et autres centres de formation à la base de la réussite du football de toute nation. Le Sénégal en est l’exemple parfait à travers sa performance qui a permis aux Lions de la Teranga de soulever le trophée pour la seconde fois en quatre ans.

Le Sénégal domine le football africain où sur les 22 finalistes, 14 sont issus de la formation au niveau des structures de la fédération et des centres privés comme Diambars, Génération Foot ou Soleil Foot, dans une continuité générationnelle où les compétences, les savoirs faires et les expériences viennent s’empiler, loin des guerres d’intérêts et des règlements de compte.

 

 

 

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