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ALG : Les Verts proches de la sortie

RACHID BELARBI

En ballotage défavorable après avoir perdu tous trois à domicile, les derniers Algériens en Europa League sont condamnés à l’exploit au retour pour ne pas quitter la compétition dès les huitièmes de finale.

Or, si Bentaleb et Mandi ont livré une belle bataille aux Anglais de Villa, Bouanani est resté sur le banc face à Porto. A ce rythme, il n’y aura plus aucun Vert en Coupe d’Europe au printemps ! Après la raclée infligée à Manchester City par un Royal Madrid (3-0) et qui compromet fortement la présence des coéquipiers de Rayan Aït-Nouri en quart de finale de la Champions League, la soirée de jeudi a également été porteuse de grosses désillusions pour Aïssa Mandi, Nabil Bentaleb et Badreddine Bouanani, derniers représentants du football DZ en Europa League. Ainsi, dans un stade Pierre Mauroy en fusion, les deux Lillois, titulaires et meilleurs éléments de leur équipe, ont été surpris par une formation d’Aston Villa opportuniste à souhait.

Masterclass de Bentaleb
Une superbe tête lobée d’Ollie Watkins, qui a devancé le défenseur international algérien dans les airs, a offert à Villa sa première victoire en France en sept tentatives et un mince avantage à ramener à Birmingham. L’équipe d’Unai Emery aurait pu tuer tout suspense mais Morgan Rogers a manqué plusieurs occasions, tandis que côté lillois Romain Perraud a mis Emiliano Martinez à l’épreuve lors d’une première période sans but. Le verrou a sauté à l’heure de jeu quand Emiliano Buendia a dévié un long ballon et que Watkins a surpris Berke Özer dans le but lillois, laissant les Dogues face à un défi de taille à Villa Park jeudi prochain. En dépit de cette défaite collective qui rappelle le scénario des barrages face à l’Etoile Rouge de Belgrade, le mondialiste 2014 a, sur un plan purement individuel, livré une prestation de tout premier ordre. Aligné au milieu de terrain aux côtés de Benjamin André, Bentaleb « était dans un fauteuil », selon l’expression utilisée par un site de supporters nordiste que l’amertume de la défaite n’a pas, pour autant, masqué la masterclass de l’Algérien.

Mandi (un brin) fautif sur le but
«Au-dessus de la mêlée techniquement, il a, par ses inspirations, ébloui les fidèles de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Une performance saluée par les supporters lillois et les supporters britanniques» soulignait-on à ce propos. Au micro des médias à l’issue de ce huitième de finale aller, l’ancien Spur a livré, en parallèle, une analyse pleine de bon sens et d’optimisme. «Je pense qu’on méritait au moins un match nul, mais on a joué une vraie bonne équipe, bien organisée, c’était un bon match mais il reste une deuxième rencontre et on est toujours en vie. On devra faire
preuve de plus d’efficacité en gardant la même énergie», synthétisait à ce sujet Nabil Bentaleb sans toutefois renier sa déception.

«Badro» en spectateur
«On est déçu. Ce qu’on a proposé était plutôt cohérent mais on prend un but un peu casquette. Forcément, il faudra mettre des buts au retour et rester plus solide défensivement. Il faudra faire plus sur les deux parties du terrain», indiquait avec sa lucidité habituelle l’international algérien, avant de se projeter déjà vers la seconde manche qu’il faudra gagner Outre-Manche. «Ce sera un bon match parce qu’on est encore en vie. Perdre 2-0 ou 3-0 aurait été plus compliqué. On l’a vu au tour précédent face à Belgrade. On a perdu à domicile (1-0) avec un match catastrophique. Puis on est parti se qualifier là-bas avec un tout autre visage (victoire 2-0). Aujourd’hui, ce n’est pas un match catastrophique pour nous, mais je pense qu’on peut faire mieux à Villa Park », espère le milieu lillois. A Stuttgart, Badreddine Bouanani n’a, pour sa part, pas été aligné, se contentant de suivre l’intégralité de la rencontre du banc de touche.

Double exploit
ou la porte Contrairement à ses «habitudes» cette saison en Europa League, il a, en effet,
assisté à la démonstration du double vainqueur de l’épreuve qui a pris une courte option grâce à deux buts inscrits en sept minutes en première période. William Gomes, joueur des Dragões, a trouvé le montant à la mi-temps de la première période avant que la puissance de Terem Moffi et la finition improvisée de Rodrigo Mora ne menacent de sceller le sort de la rencontre pour les hôtes. Cependant, Die Roten a accentué la pression et réduit l’écart juste avant la pause par Deniz Undav d’une demi-volée précise. Comme ses coéquipiers du Nord de la France, le jeune attaquant du VfB est, donc, condamné à l’exploit au retour sous peine de quitter la Coupe d’Europe avant de voir les quarts.
– RACHID BELARBI

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