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MJS- FAF : Quel fin pour les statuts

LAFORDASSE (IN BOTOLA)

Le projet de mise en conformité des statuts de la Fédération algérienne de football est entré dans sa phase silencieuse, où chaque partie observe l’autre pour déceler un signe, notamment du côté du Ministère de la Jeunesse et des Sports, où le fameux document a été déposé le jeudi 11 juin 2020, soit trois jours après la promulgation de la circulaire du MJS interdisant à toutes les Fédérations sportives de procéder à tout changement de statuts ou autre en année de fin de mandat olympique.

Il faut dire que la sortie médiatique du président de la FAF, Khireddine Zetchi, il y a quelques jours, a non seulement calmé les ardeurs de certains cercles qui voulaient en découdre en s’attaquant à un projet dont, malheureusement, ils n’en connaissaient pas le contenu. Ils s’en sont arc-boutés sur un ou deux articles sur les quatre-vingtcinq qu’il contient, notamment celui de l’âge limite à la candidature au poste de président fixé à 70 ans. Une sortie médiatique qui a surtout apporté un éclairage plus étoffé aux réformes des statuts souvent décriés par le passé pour être inappropriés et dépassés par le temps et les événements.

Même la tentative d’impliquer l’équipe du FLN dans le débat a été vaine, puisque les huit représentants vivants de cette glorieuse formation sont bel et bien représentés au sein de l’Assemblée Générale, comme le soulignent clairement les articles 2 et surtout 27 (Délégués et votes, point j pour la Fondation de la glorieuse équipe du FLN). Selon nos informations, le document transmis au MJS comporte des avancées plus que notables pour la Fédération, son fonctionnement futur et l’avenir de la discipline. On reviendra plus tard et dans le détail, mais la question qui se pose
est la suivante : peut-on laisser le travail d’aujourd’hui au lendemain, comme on dit ?

Le MJS peut-il rester figé par rapport à une circulaire qui, au fond, ne devrait pas concerner la FAF pour au moins cinq raisons ?

La première, réside dans le fait que le processus de mise en conformité des statuts a été entamé dix mois auparavant et ne s’est pas joué durant la semaine ou les quelques jours qui ont précédé la
promulgation de cette circulaire.

La deuxième, c’est que 2020 n’est pas l’année de fin de mandat olympique pour la FAF, mais 2021, ce qui signifie que cette Fédération ne devrait pas être concernée par ladite circulaire.

La troisième, c’est qu’il serait réducteur de minimiser la qualité du contenu et les efforts accomplis par ceux qui ont travaillé durant des mois sur ce document en collaboration étroite avec la FIFA, tout en veillant au respect de la loi algérienne sur le sport (loi 13-05 du 23 juillet relative à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives et le décret exécutif n°14-330 du 27 novembre relatif au fonctionnement des Fédérations sportives nationales ainsi que leur statut-type).

La quatrième est la latitude qu’a le MJS de revoir éventuellement tout article n’étant pas en conformité avec la loi algérienne et éviter toute confusion lors de la mise en oeuvre de ces statuts. Tout comme, il a la possibilité d’émettre une exception pour telle ou telle autre Fédération si cette dernière présente un exposé des motifs recevable.

La cinquième est que le MJS, qui a pour mission entre autres d’être un facilitateur et un accompagnateur des Fédérations sportives, ne peut se permettre d’écrire l’histoire autrement, en devenant celui qui a bloqué un processus porteur et bienfaiteur pour l’avenir de la FAF et du football national.

En somme, allons-nous vers un dénouement et une phase d’accalmie ? Ou bien va-t-on vers un blocage avec tous les grincements encourus ? Voir jouer la montre et laisser le projet en stand-by jusqu’à nouvel ordre ? Le temps nous dira si le football en sortira vainqueur ou … vaincu !

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