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CHAN : Une mobilisation générale s’impose !

NAZIM BESSOL

A l’image des derniers Jeux méditerranéens d’Oran -2022, l’État devant les incohérences constatées dans la gestion de l’organisation du CHAN a pris les choses en main. En effet à moins de 20 jours du coup d’envoi, peu de choses signalent que l’Algérie est aux portes d’un évènement continental majeur. Une situation qui a fait sortir de leurs gonds plusieurs responsables locaux, dont le wali d’Alger Rabehi Abdennour, stupéfié de constater à quelques jours de l’ouverture du CHAN-2022, que rien n’indique la présence de cet événement. Ses collègues des autres villes hôtes (Oran, Annaba et Constantine) ont pris également le taureau par les cornes, pour pallier l’inexpérience et les carences d’un comité local d’organisation local.

En effet, le duo Rachid Oukali (président de la Ligue de Wilaya d’Alger) et son second Yacine Benhamza (président de la Ligue Inter-régions de Saïda), tous deux en échec au niveau de la gestion locale et régionale du football, ont été quelque peu écartés. Et le Comité d’organisation local (COL) dont ils font partie a été mis « sous tutelle » des walis qui président les réunions autour du CHAN, au pas de charge. A Annaba, par exemple, la situation semble être satisfaisante, avec le rappel du bouillonnant Amar Bahloul, aux commandes. Une sage décision quand on sait que les présidents de Ligue de wilaya et régionale ont été systématiquement ignorés.

Une erreur de casting que l’Etat est en train de rattraper, comme il l’a fait pour les Jeux méditerranéens d’Oran et qui pose une nouvelle fois la question de la qualité de la ressource humaine et des compétences. Comment et sur quel critère, l’ex-gestionnaire de la fédération, Charaf -Eddine Amara, avait décidé d’installer le duo Rachid Oukali et Yacine Benhamza à la tête du CHAN et de la CAN U17 de 2023 ? N’est-il pas de tradition que le COL soit présidé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, comme cela a été le cas lors de la CAN-2021 au Cameroun ou plus récemment la Coupe du Monde Qatar-2022, présidé par un proche de l’émir du Qatar ?
NAZIM BESSOL

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