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CAN : Mauritanie 1-0 Algérie, La fin d’un cycle !

De notre envoyé spécial à Bouaké, Djamel Ouaglal.

A bout de nerfs et incapable de hisser son niveau de jeu, la sélection nationale a quitté prématurément la CAN à l’issue d’une amère défaite face à la Mauritanie, hier soir à Bouaké. De notre envoyé spécial, DJALEL OUAGLAL 

La fin d’une génération dorée qui aura offert à l’Algérie sa seconde CAN en Egypte, il y a quatre ans mais qui essuie une troisième terrible désillusion de rang. Un incroyable gâchis auquel l’imposant Djamel Belmadi ne devrait pas survivre. Le sélectionneur national avait pourtant presque tout changé et tout tenté, en vain. De son flanc droit, Ounas tentera ainsi de lui donner raison en allumant d’emblée Niasse Mbaye mais le longiligne gardien mauritanien éloignera le danger en boxant le cuir des deux poings (8e).
Très en jambes et certainement désireux de prouver sa légitimité, l’ailier du LOSC remettra ça dix minutes plus tard à la suite d’un joli mouvement collectif mais Niasse Mbaye se montrera tout aussi vigilant, détournant la balle en corner (18e). Bien qu’ayant le ballon à hauteur de presque 75 % de possession, les Verts faillirent se faire surprendre sur un centre dangereux à la 23e sur lequel Tougaï coupera la trajectoire pour empêcher Anne de se retrouver en position idéale de marquer.

Une possession stérile

Reprenant le jeu à leur compte, les éléments de Djamel Belmadi répliqueront par Houssem Aouar qui profita d’un joli travail de Boudaoui et d’un service parfait de Ounas pour placer une volée peu puissante mais qui enverra le cuir raser la base du montant gauche de Mbaye (24e).
Outrageusement dominée, la Mauritanie réussira pourtant le coup parfait à la suite d’un corner que le gardien Mandréa avait, dans un premier temps, repoussé sans difficulté. Mais une frappe contrée d’Omaré Gassama conjuguée à une incroyable léthargie de la défense permit à Yali Dellahi de placer une demi-volée imparable pour ouvrir le score dans la stupeur générale et contre le cours du jeu (36e).
La réaction de l’EN viendra, encore une fois, d’Adam Ounas qui fera le job sur son côté avant de servir Boudaoui à la limite de la surface de réparation. Son ancien coéquipier à Nice tentera, cependant, de placer le cuir dans la lucarne opposée via un enveloppé du droit, sans succès (42e).

Un avantage qui a scié les jambes des joueurs

C’est, au contraire, la Mauritanie qui s’offrira une occasion de breaker par l’entremise de Koita dont la frappe des 25 mètres a, finalement, été maitrisée par Mandréa (45e +3). Incorporé dès le retour des vestiaires, le capitaine Riyad Mahrez sera témoin en bonne place d’une nouvelle occasion mauritanienne quelques minutes seulement après avoir foulé la pelouse.
Sur un corner d’Idrissa Thiam, le buteur Dellahi avait, en effet, placé une tête dangereuse que le keeper algérien détournera d’une belle manchette (49e). Ce fut ensuite au tour de Koita de faire des misères à l’arrière-garde DZ avant de tenter une frappe qui passera, néanmoins, au-dessus du cadre de Mandréa (57e), imité deux minutes plus tard par Mouhsine dont la reprise enverra également la balle dans le ciel de Bouaké (59e).
Dans cette gigantesque bataille des nerfs, Djamel Belmadi choisira de lancer coup sur coup Bentaleb et Belaïli en remplacement de Boudaoui et d’Ounas mais c’est Mandi qui s’offrira une balle d’égalisation en reprenant à bout portant un coup franc de Mahrez, la balle ayant été repoussé par Mbaye (68e), supplée trois minutes auparavant par Ibrahima Keita sur une tentative enveloppée du buteur du MCA (65e).

Incapables de réagir

Amoura fut alors, son tour, rappelé sur le banc par le sélectionneur pour faire de la place à Islam Slimani (69e) qui réclamera à cor et à cri un penalty qui semblait, à coup d’œil, parfaitement valable après avoir été illégalement ceinturé en pleine surface de réparation mauritanienne.
Mais qu’ils jetteront toutes leurs forces lors de manœuvres offensives à répétition et tristement sporadiques, les Verts passeront tout près de la correctionnelle en l’espace d’une minute, la 84ème, lorsque la barre de Mandré trembla sur une reprise à bout portant de Pape Ibnou Ba successive à un centre de la droite d’Aboubakar Kamara avant qu’une tête complètement involontaire d’un Mandi dévie une balle chaude qui faillit se transformer en but du break. Insoutenables, les dernières minutes tout comme les onze de temps additionnel ne feront que confirmer l’énorme gouffre qui sépare cette EN de ses ambitions de grandeur.

DJAMEL OUAGLAL

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