ALG : Algérie – Uruguay (0-0), validé avec mention
ENVOYE SPECIAL A TURIN, NAZIM BESSOL

La sélection nationale a validé avec mention son statut de mondialiste, mardi soir à Turin, à la faveur d’un valeureux match nul obtenu de haute lutte face une équipe d’Uruguay ultra-combative.
Les Verts ont, en effet, passé avec succès le très exigeant test face aux doubles champions du monde uruguayens, offrant au public algérien une prestation de très haut niveau qui rassure à eux mois et demi du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026.
Sans verser dans une euphorie qui n’a pas de place au printemps alors que les gros enjeux se joueront en été, ce qu’on a vu de la sélection nationale, quatre jours après la balade face au Guatemala, laisse ainsi à penser que la troupe à Petkovic a digéré l’échec en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et en a, apparemment, tiré les enseignements nécessaires comme en témoigne l’intensité mise face à une sélection connue pour sa grinta à la limite de l’intolérable.
Avec un seul tir cadré contre aucun pour les Verts, six corners obtenus contre quatre pour les coéquipiers de Ramy Bensebaïni qui commettront, en contrepartie, pas moins de 16 fautes, la Céleste de Marcelo Bielsa avait pourtant dicté le tempo du premier half et géré à sa guise le cours du jeu.
L’intensité d’un combat de rue
C’est l’Uruguay qui allumé d’ailleurs la première mèche par l’entremise d’Araujo. Le capitaine du Barça placera ainsi une première tête décroisée à la (17e) minute de jeu, sur un corner, mais le ballon un brin trop croisé flirtera avec le montant droit de Luca Zidane.
Le fils de la légende de la Juve a dû s’employer ensuite pour détourner des poings un tir tendu de Federico Valverde qui prenait le chemin de ses filets, pour ce qui aura été la plus dangereuse occasion de ce premier half fermé et cadenassé des deux côtés (40e).
De retour des vestiaires, le jeu s’est fort heureusement emballé de fort belle manière pour offrir un bien meilleur spectacle que le terne combat physique des quarante-cinq premières minutes.
C’est Cannobio qui lancera, d’ailleurs, les hostilités à la (47e) sur un tir non cadré avant de remettre ça quelques minutes plus tard, de la tête cette-fois, sur un coup franc de Valverde. Sa tête décroisée est, néanmoins, passée assez loin du cadre de Zidane (54e).
La réplique algérienne ne se fera pas trop attendre sous la forme d’un déboulé d’Aït-Nouri sur son flanc gauche. Profitant de l’appel de Gouiri dans l’axe qui embarquera ses deux gardes du corps, le piston gauche de Manchester City servira alors intelligemment Houssem Aouar qui s’est retrouvé seul au point de penalty. Mais glissant au moment de reprendre le caviar du Citizen, l’ancien Lyonnais enverra cette balle chaude dans le ciel de Turin (58e).
Répondant du tac au tac, l’Uruguay s’offrira immédiatement une opportunité tout aussi franche d’ouvrir le score. Sur une perte de balle de Belghali dans sa moitié de terrain, Valverde s’en ira servir d’un exquis extérieur du pied son coéquipier Giorgio De Arrascaeta qui plaça, au final, la balle au-dessus (59e).
Les Verts tiennent bon
Rappelant Boudaoui et Aouar à ses côtés pour lancer Amoura et Mahrez (65e), question de redynamiser des flancs sous la maitrise de l’adversaire sud-américain, Vladimir Petkovic modifiera alors son dispositif (passant d’un 3-5-1 vers un 3-4-3) sans pour autant que cela ait une incidence sur la physionomie de cette seconde période à haute intensité.
Redevenu un peu plus fermé, le jeu se résumera par la suite à un échange de tirs … non cadrés avec un coup franc au-dessus de la lucarne gauche de Zidane, signé avant de céder sa place à Darwin Nunez (68e) puis un missile de Chaïbi qui passera du mauvais côté de la transversale de Rochet (75e).
Les entrées de Benbouali (Gouiri), Titraoui (Maza), Abada (Belghali) et Zerrouki (Chaïbi) à une douzaine de minutes du coup de sifflet final permettront, dans un ultime coup de poker du staff des Verts, à l’EN de ne pas baisser de rythme et de tenir la cadence de cette joute, conclue finalement sur une parité vierge dont chacun des deux antagonistes pourrait en tirer beaucoup de fierté, et surtout d’enseignements.
Stade : Juventus Stadium (Turin)
Trio arbitral : Luca Pairetto (Italie), Giorgio Perretti (Italie), Giuseppe Perrotti (Italie)
4e arbitre : Simone Sozza (Italie)
Avertissements : Belghali (37e), Bensebaïni (44e), Belaïd (52e), Amoura (66e) Algérie – Canobbio (44e), Rochet (66e), de Arrascaeta (82e) Uruguay
Algérie : Zidane, Belghali (Abada 80e), Aït-Nouri Mandi, Belaïd, Bensebaïni, Boudaoui (Amoura 65e), Aouar (Mahrez 65e), Chaïbi (Zerrouki 80e), Maza (Tiraoui 79e), Gouiri (Benbouali 79e)
Entraîneur : Vladimir Petkovic
Uruguay : Rochet, Varela, Araujo R. (Caceres 46e), Gimenez, Olivera, Valverde (Martinez 90e+2), Ugarte, de Arrascaeta (De la Cruz 90e+2), Canobbio (Rebolo 87e), Vinas (Nunez 69e), Araujo M. (Sanabria 87e)
Entraîneur : Marcelo Bielsa
