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ALG : Un dernier acte manqué, victime de l’improvisation (Nazim Bessol)

Nazim Bessol

Ce qui s’est passé jeudi soir, à l’issue de la rencontre amicale Algérie (A’) – Libéria (5- 1) à Oran, est tout simplement inacceptable et surtout irrespectueux envers la corporation des journalistes. Si la fête était totale sur le terrain, avec une très belle prestation des protégés de Madjid Bougherra, la suite a mis à nu le degré d’impréparation et d’absence de maîtrise et d’expertise dans la gestion du dernier acte. Celui qui permet justement aux hommes des médias d’avoir les informations nécessaires sur les acteurs principaux des deux parties en présence des staffs techniques, des joueurs… Cela ne peut qu’enrichir les connaissances des auditeurs ou lecteurs.

Ainsi, si le discours officiel a évolué au fur et à mesure du déroulé catastrophique de l’organisation, pour aboutir au final à un simple « match test » et non plus une inauguration comme cela avait été présenté, ce premier rendez-vous aura au moins permis aux organisateurs (le Comité d’organisation des Jeux Méditerranéens) de constater qu’ils sont encore très loin du compte. Par exemple, la mascarade de la conférence de presse d’après match, organisée dans un couloir du stade, aurait pu être très facilement évitée, si l’on avait écouté les responsables de la FAF qui avaient opté la veille de la rencontre pour l’unique salle plus au moins finie, pour y organiser la traditionnelle rencontre avec les médias.

Or, cette suggestion a été contestée et finalement refusée sous prétexte que la salle se trouvait trop près des  vestiaires. Sauf qu’entre un lieu fermé et sécurisé et où, au final, on peut s’écouter parler, échanger… et un couloir ouvert à tout et à tout le monde, il ne devrait pas y avoir d’hésitation. A moins que l’on ait considéré l’après match et la rencontre avec les médias comme purement secondaire et/ou un caprice. Obliger les journalistes locaux, dûment accrédités, à travailler dans de telles conditions est une insulte, le faire avec la presse internationale est un suicide médiatique.

Cela dit, le stade d’Oran n’est définitivement pas prêt, tout comme il n’a été ni inauguré ni baptisé. Mais, à un an des Jeux Méditerranéens d’Oran 2022, ce n’est pas le plus inquiétant. Les prestataires ont tout le temps nécessaire pour finaliser l’infrastructure, apporter les dernières touches et procéder à sa livraison. Tout l’inverse du personnel qui devra être impérativement formé par des experts, afin de garantir la meilleure gestion possible de l’événement. Pour y arriver, il faudrait donner à la presse nationale et internationale les meilleures conditions de travail. Un savoir- faire qui ne doit rien à l’improvisation.

NAZIM BESSOL

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