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ALG : La VAR sauvera-t-elle l’arbitrage algérien?

AB. LAHOUARI

Les mordus des matchs à l’étranger ont certainement remarqué la place que prend de plus en plus la VAR dans les décisions de l’arbitre qui reste toujours propriétaire du pouvoir discrétionnaire quand bien même, il le partage, aujourd’hui. Depuis la création du football, il y a deux siècles et de l’International Board, il ne s’est jamais départi de ce rôle. Et tout en traversant les siècles, il a participé au développement du football que ce soit en pantalon et veste de gentleman au maillot noir symbolisant la justice et l’égalité.

En Algérie, depuis le mandat de Zetchi Kheïreddine à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF), relayé par Amara Charaf -Eddine, puis par Djahid Zefizef, la présence de la VAR dans les stades est à l’ordre du jour. Elle demeure de plus en plus cruciale et d’actualité devant la situation qui prévaut sur les terrains, ce qui engendre souvent des violences dans les tribunes. L’arbitrage est accusé à tort ou à raison – là n’est pas la question – de fausser les résultats et surtout de gâcher le spectacle. Ce qui n’est pas le cas pour les matchs à l’étranger.

Les décisions du VAR sont sans recours possible (sur la pelouse) et, le public n’a aucune revendication. C’est net, c’est clair, c’est propre. Cette nouvelle technologie a apporté de la sérénité dans les rapports entre les différents acteurs. Elle permet particulièrement à l’arbitre d’éviter d’être la « proie » de quelques médiamensonges et de leurs sous-traitants. Seulement, la VAR a un prix. Il n’est pas donné à n’importe quel pays de l’acquérir, notamment en Afrique. Mais, l’Algérie équipée d’une exceptionnelle infrastructure sportive ne peut pas s’en priver.

Seulement voilà ! Il ne s’agit pas d’avoir la VAR pour faire partie des nations du football moderne, sur- tout quand on n’est pas en mesure d’empêcher nos pelouses de devenir des champs de patates. Il y a la maîtrise de cet outil de travail qui est lié à une formation de base dans plusieurs domaines. Et pour cela, il serait temps de s’y préparer, non pas, par des effets d’annonce, mais par un suivi permanent. Il est plus que nécessaire d’y associer le ministère de la Jeunesse et des Sports. Ainsi, l’arbitrage algérien ne sera qu’efficace.

AB. LAHOUARI

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