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ALG : Belmadi ou la fin d’une histoire de joie et de pleurs

MALIK MOHAMED

Quand tu ne choisis pas la fin, et que c’est la fin qui choisit pour toi, cela peut être dans la douleur et la tristesse. C’est le scénario que Djamel Belmadi, le sélectionneur des Verts, n’a jamais souhaité, mais qu’il est en train de vivre depuis mardi soir, avec ce troisième échec grandeur nature, après celui de la CAN-2021, au Cameroun, et celui de la Coupe du monde, au Qatar, en 2022.

Un troisième échec, c’est un peu trop, même pour celui que les Algériens ont surnommé ministre du « Bonheur » ; sauf que le bon- heur peut être éphémère. Le coach national a eu l’occasion, au moins deux fois, pour quitter le navire, mais il ne l’a pas fait. La première, c’était en mars-avril 2021, juste après la fin du mandat du président Kheïreddine Zetchi, et cette affaire d’une discussion privée, tenue en haut lieu, mais qui a fuité mettant l’homme dans la gêne et l’expectative.

Belmadi et son staff ont même transmis leur démission collective que le secrétaire général de la Fédération de l’époque, Mohamed Saâd, avait bien cachée dans un coffre, jusqu’à ce que l’orage passe et qu’un nouveau président, en la personne de Charaf-Eddine Amara, soit élu et que les pouvoirs publics aient souhaité que le sélectionneur conserve son poste.

La deuxième fois, c’était au lendemain de l’élimination cruelle face au Cameroun, le 29 mars 2022. Là aussi, Belmadi était partant, mais il est retenu par l’appel du peuple et des politiques, compte tenu des échéances à venir (éliminatoires de la CAN-2023 et celles de la Coupe du monde 2026) et de ce projet de transition générationnel, qu’il a réussi à mener avec l’intégration d’une jeune génération douée et prometteuse.

Evoluant dans un environnement très hostile (certaines presses, des Youtubeurs har- celeurs, d’ex-dirigeants revanchards, des comploteurs de tous bords, …), faisant face à des problématiques à géométrie variable (terrain d’entraînement, salaires impayés durant des mois…) et à une instabilité chro- nique à la tête de la Fédération, Belmadi a perdu ses forces et ses repères.

Sa seule grinta ne pouvait suffire pour sur- monter tous les obstacles, y compris l’arri- vée d’un président, Walid Sadi, dont les sup- porters et soutiens, tous issus du clan Mohamed Raouraoua, ne l’ont jamais lâché d’un poil. Dénigré, attaqué de toutes parts, il n’a fait finalement que retarder une échéance qui n’avait d’issue que celle d’un départ dans des conditions pénibles.

Mais le tenant du projet funeste n’en a cure, puisque le futur sélectionneur national a déjà été approché avant même la CAN, dit- on, et risque d’être un nom qui a déjà circulé avant même la venue de Belmadi qui, faut-il le préciser, ne mérite pas cette fin triste. La fin d’une histoire écrite en lettres d’or et de larmes, comme toutes les belles histoires qui resteront à jamais gravées dans la mémoire collective des Algériens et dans les annales de son football.
– MALIK MOHAMED

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