
En opérant cinq changements, par rapport au match contre le Guatemala, et en changeant de dispositif tactique, l’équipe d’Algérie a plutôt déjoué que vraiment jouer face à l’Uruguay (0 – 0), mardi soir à Turin.
En passant au crible le match livré par les Verts, mardi soir à l’Allianz Stadium de Turin, face à l’Uruguay (0 – 0), on comprend très vite que Vladimir Petkovic s’est déjà projeté dans son premier match de la Coupe du monde face à l’Argentine.
N’étant pas le Guatemala face auquel les algériens se sont baladés (7 – 0) à Gênes, Petkovic a décidé de remanier son onze rentrant en opérant sept changements, et surtout en laissant le capitaine Ryad Mahrez.
Ainsi, Luca Zidane est confirmé dans les cages en tant que number one. En défense, on retrouve de nouveau la paire Aïssa Mandi, avec le brassard de capitaine, Rami Bensebaïni, à laquelle est joint Zinedine Belaïd pour constituer une défense à trois.
Dans ce système inédit de (3-4-2-1), Hichem Boudaoui reprend sa place aux côtés de Farès Chaïbi en récupérateurs, avec deux éléments dans les couloirs, Rafik Belghali à droite et Rayan Aït Nouri à gauche. Juste devant ce quatuor, Ibrahim Maza et Houssem Aouar formait le duo animateur offensif, derrière Amine Gouiri, placé en pointe.
Point donc de Melvin Mastil, Yacine Titraoui (rentré à la 79e à la place de Maza), Mohamed Amine Amoura (qui a remplacé Boudaoui à la 65e), Ramiz Zerrouki remplaçant Chaïbi, 80e) et Mahrez (prenant la place d’Aouar, 65e).
Réclamé par le public, Adil Boulbina ne fera pas son entrée, tout comme l’autre Adil, Aouchiche, Mehdi Dorval, Amin Chiakha et Farès Ghedjmis, qui ont grapillé des minutes de jeu face au Guatemala. A contrario d’Achref Abada et Nadhir Benbouali, incorporés dans les dix dernières minutes.
Avec ce schéma aucune des deux équipes n’a pu vraiment emballer le match, même si sur la première mi-temps, ce sont les uruguayens qui affichèrent davantage d’intentions avec cette tête fuyant le cadre de Ronald Araujo (18e) et cette frappe de Federico Valverde, détournée par Zidane en corner (41e).
En seconde période, les uruguayens ont eu une entame plus entreprenante avec une possession plus intéressante que les Verts, jusqu’à cette double occasion, une pour chaque équipe en l’espace d’une minute : Aouar, sur son mauvais pied, ratant le cadre alors qu’il était face au but, une situation qui illustre son rendement tout juste moyen ; et De Arrascaeta, lui aussi servi idéalement par Valverde, qui n’est pas arrivé non plus à tromper le gardien Zidane.
A partir des changements opérés par Petkovic et Bielsa, le jeu s’est appauvri et les occasions se faisaient plutôt rares, laissant la place à des frictions et à un jeu plus brutal, comme en témoigne le nombre de cartons (7 jaunes, 4 pour les algériens et 3 pour les uruguayens).
Contrairement au match face au Guatemala, où les Verts se sont fait plaisir, cette fois l’attaque a été muette et surtout à court d’idées offensives, laissant supporters et observateurs sur leur faim, suscitant même des inquiétudes sur le rendement d’un Amoura confirmant son passage à vide (8 matchs sans marquer le moindre but).
En conclusion, si l’équipe d’Algérie a réussi à stabiliser son système défensif et confirmé plus ou moins un gardien dans les buts, elle trainera par contre ses incertitudes jusqu’au mois de juin sur le double plan de la consistance du jeu et des solutions offensives, lorsqu’il s’agit d’affronter des adversaires d’un calibre supérieur.
Les hommes de Vladimir Petkovic concluront sa préparation par un autre gros test face aux Pays-Bas à Rotterdam, en attendant la confirmation d’un éventuel second match juste avant leur entrée en lice au Mondial face aux champions du monde argentins.
