MON : Guerre au Moyen-Orient, le foot impacté
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ce sont des milliards de dollars qui s’affichent sur les différentes ardoises des pays impactés, ouvrant des plaies financières béantes dans les budgets, notamment ceux à venir. Tous les secteurs sont pratiquement touchés y compris ceux du sport et du football en particulier. Pour donner juste une idée sur le niveau de perte occasionnée, rien que la compagnie publique QatarEnergy perdrait 20 milliards de dollars par an, sans compter les astronomiques réparations dont la durée est estimée entre trois et cinq ans. Le Qatar n’est pas le seul à être dans cette situation mais tous les autres pays de la péninsule arabique (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Oman).
Du coup, tous les pays s’apprêtent d’ores-et-déjà à revoir leurs projets d’investissement et à repenser leurs politiques dans le domaine du sport, en raison d’un changement de cap, car aujourd’hui les priorités en matière de défense, de sécurité, réparation des dégâts de la guerre… passent devant. Déjà, plusieurs activités d’envergure qui étaient prévues en ce mois de mars ont été reportées, délocalisées ou carrément annulées. La Finalissima entre l’Argentine et l’Espagne qui devait initialement se dérouler à Doha ainsi que d’autres rencontres amicales et de prestige, ont été annulées. Les autres sports ne sont pas en reste (Formule 1, le basket-ball, …) puisque plusieurs manifestations ont été affectées.
La Ligue des Champions asiatique, par exemple, a été reportée au mois d’avril et se jouera en un seul match, alors que les huitièmes de finale devaient se dérouler en aller et retour. Quant aux grandes manifestations de dimension continentale et mondiale, font, elles aussi, l’objet de réflexion pour évaluer les possibilités de prise en charge des éventuelles pertes, quand on sait que les investissements sont liés à des économies indexées aux hydrocarbures. Le football dans ces contrées sera forcément perturbé et il faudra attendre la fin de ce conflit armé pour évaluer avec exactitude le prix à payer mais les spécialistes s’attendent déjà à de fortes perturbations et à grands changements en perspective.
-MOHAMED MALIK
