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ALG : La clé est entre les mains des entreprises algériennes

AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

Lorsqu’une équipe nationale perd neuf de ses joueurs et pas des moindres, durant l’intersaison et qu’elle échoue dans un de ses objectifs, deux mois plus tard, il y a lieu de lui accorder les circonstances atténuantes et ne pas envoyer leurs remplaçants à la cage aux lions. Le faire, c’est faire preuve
d’une médiocre incompétence ou d’une volonté manifeste de nuire surtout lorsque l’on reconnaît que c’est sans « surprise » que cette équipe a été éliminée. Mieux encore, lorsque l’on pointe du doigt les structures chargées de les encadrer et que l’on demande leur départ, ce n’est ni plus moins que du « bricolage informatif ». Le titre de champion d’Afrique n’a que trois mois et cette insolente victoire contre la neuvième mondiale, la Colombie, loin de notre terre natale, illumine la nouvelle voie de notre football. Le décollage est fait !

A Berkane, devant le Maroc, le champion en titre du CHAN, il n’y a pas eu de miracle. La défaite est logique, elle n’est pas humiliante, loin de là et ne mérite pas de soulever un tsunami. L’avantage du terrain tout comme le public (le match s’est joué à guichets fermés) ont joué également un rôle prépondérant. Le seul reproche a été signalé par un spécialiste, un vrai : « Notre équipe nationale a manqué de « grinta » comprendre galb), a-t-il dit. Sans plus. La réalité au quotidien est que notre football local professionnel
n’est pas encore performant, sans pour autant verser dans l’excessif pour dire qu’il est « faible ». Il sera fort comme l’a déclaré, le président de la FAF, Zetchi Kheïreddine que lorsque les clubs rayonneront dans l’espace continental. Et, sans optimisme beat, on peut dire qu’ils y arrivent, doucement mais sûrement à l’image de l’USMA ou du Paradou.

Aujourd’hui, pour les spécialistes qui s’intéressent au développement du football, les réformes qui sont mises en place d’une manière rationnelle et méthodique y contribueront. La prise en charge totale des clubs par les sociétés nationales est une des clés de la réussite. Seulement, il est important de ne pas faire dans « la politique politicienne ». Jamais au grand jamais, les entreprises publiques ou privées ne pourront verser les salaires actuels aux joueurs et les staffs techniques. Les actionnaires ont beau parodier, ils ont
montré qu’ils dépendent totalement des subventions de l’Etat et jamais au grand jamais, le sponsoring peut faire vivre leurs clubs. Tout l’enjeu est là. Il faut donc opérer à vif, avec ou sans cahier des charges, car la nouvelle saison approche à grand pas pour tourner la page.LG

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