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Le MJS est-il indulgent avec le duo Kerbadj- Guellil ?

AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

Le MJS va-t-il ouvrir le dossier de la LFP durant les mandats du duo Kerbadj- Guelili devant la forte demande des réseaux sociaux ? Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Khaldi, a donné le tempo pour ce qui est des affaires scabreuses : « J’ai érigé la lutte contre la corruption et la moralisation du sport au fronton de mes priorités. En partant d’une conviction que la lutte contre corruption et la moralisation du sport la condition sine qua non pour la promotion du sport », a-t-il promis, au micro de la Chaîne III. Or, pour l’instant, le 1er mai reste silencieux sinon discret, sur cette affaire.

De forts soupçons subsistent quant à la gestion de Mahfoud Kerbadj lors de ses deux mandats à la tête de la LFP. Plus de 5 millions de dinars ont été distribués sous forme de jetons de présence aux membres du Conseil d’administration. Une rémunération anti-statutaire qui tombe sous le coup de la loi. L’ex-président de la LFP et son vice-président et SG, Faouzi Guelil ont bénéficié de 25% de cette énorme somme, le reste ayant été distribué aux autres membres, en fonction de leur présence. Une question taraude les esprits l’ancienne direction de la FAF de Mohamed Raouraoua a-t-elle donné sa bénédiction ?

Si l’on considère que les membres élus de la LFP sont des bénévoles et n’ont droit qu’aux indemnités de déplacement, il s’agit là d’un fait gravissime qui entre dans la catégorie des abus de biens sociaux. A titre d’exemple, la remise de trophée du meilleur joueur du match pour une rencontre de L1 était rémunérée à hauteur de 15 000 dinars et Fouzi Guellil qui n’avait jamais mis les pieds sur un terrain de football était souvent dans les tribunes. Et si on additionne les jetons du Conseil d’administration et les autres indemnités, il y a lieu de croire que bien des smicards ont perdu leur sommeil.

Un confrère dont on ne peut mettre en doute son professionnalisme et sa probité a appris (naïvement peut-être) que les bilans de la LFP avaient été validés par son Assemblées Générale et par le Commissaire aux comptes. Soit ! Mais avec tout le respect que l’on doit à la majorité de cette corporation, n’a-t-on pas vu des Commissaires aux comptes, laxistes, approuver des bilans dans lesquels des clubs de football faisaient valoir l’achat de 400 pneus, un effectif de 60 femmes de ménages au niveau du siège dont la surface était celle d’un F2, des centaines de détergents… Certes, on peut en rire, mais il faut vite
sortir les mouchoirs pour pleurer.

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