CAF

CAF : Hayatou " Je n'ai rien fait"

Afrique - CAF

Mis en cause dans l’affaire de corruption qui touche actuellement la FIFA, Issa Hayatou s’est défendu pour la première fois publiquement, réfutant catégoriquement toute implication dans les récentes affaires. «Je n’ai peur de rien, car je n’ai rien fait. Ma conscience est tranquille», a confié le président de la CAF et vice-président de la Fédération internationale. Le dirigeant l’assure, il n’a jamais touché de pot-de-vin dans l’attribution de la Coupe du monde au Qatar.

 

 

AFR: Raouraoua fait de la sous traitance

Afrique - CAF

Voilà que l’on nous annonce avec fracas, alors que le site de la FAF reste muet, la visite d’inspection  des stades du 8-Mai 45 de Sétif et de Messaoud Zeggar d’El Eulma, par Raouraoua III, accompagné du président de la Ligue Professionnelle, Mahfoud Kerbadj. Dans son programme, il est même question d’une réunion «spéciale» avec les autorités des deux villes. Une excellente initiative mais guère innocente qui dévoile un peu plus les « faiblesses et maladresses » de l’instance fédérale. Quelques jours auparavant, une information fuitée de Dely Brahim a fait état d’un rapport du délégué de match Sétif- Raja Casablanca (2-2). Le délégué égyptien aurait émis quelques réserves sur quelques menus détails concernant la sécurité, à la Commission de sécurité de la CAF et non pas à son Comité Exécutif  qui n’a pas siégé. Et il y a lieu de croire qu’il n’y a pas le feu puisqu’aucune sanction n’a frappé l’ESS et le MCEE. Elles vont entamer prochainement la phase de poule, sans aucun préjudice. Quand à faire croire que le problème se pose au niveau de la gestion des tribunes officielles, la CAF n’en a rien à cirer. Ce n’est pas son problème, ni celui de la FAF. Ces tribunes sont du ressort exclusif du premier responsable de la wilaya.

Si tous les dirigeants du continent reconnaissent à l’Algérie, la richesse de ses  infrastructures sportives, ils reconnaissent également qu’elles sont victimes d’un manque d’organisation dans la gestion technique et de la sécurité d’une rencontre. Et là, la responsabilité incombe en premier chef  à la FAF. Durant trois mandats (soit plus d’une douzaine d’années), l’actuel gestionnaire du football a ignoré totalement la sécurité dans les stades. Il n’en a pas visité un seul et n’a pas assisté à un seul match de championnat. Il a passé plus de temps à l’étranger que dans son pays, à cause de ses affaires et de ses «responsabilités » au sein des instances internationales du football qui vont s’amenuisant. L’échec de sa politique est cuisant. Aujourd’hui, en perte de vitesse - Une visite d’inspection de tous les stades du continent qui vont abriter la phase de poule de la Ligue d’Afrique (C1) a été prévue -  il a pris les devants pour entrer dans les bonnes grâces d’Issa Hayatou. On appelle cela faire de la sous-traitance. AB. LAHOUARI / IN BOTOLA

 

AFR : Hayatou au Qatar sans Raouraoua

Afrique - CAF

Le président de la CAF, Issa Hayatou, a été reçu à Doha par l’Emir du Qatar. L'occasion de remercier l'émirat de s'être proposé quand l’instance panafricaine recherchait un pays hôte de secours pour la CAN 2015. « Nous avons tenu à venir personnellement exprimer notre gratitude et celle de l’ensemble de la famille du football africain à l’Emir pour la sollicitude dont a fait montre le Qatar en fin d’année dernière en se proposant de nous accueillir, quand nous étions à la recherche d’un pays hôte de substitution pour la CAN 2015. Ceci a été perçu comme une grande marque indélébile d’amitié et de fraternité envers la CAF et le football africain», a déclaré Issa Hayatou, accompagné de plusieurs membres de son état major, dont le Tunisien Tarek Bouchamaoui, élu ce mois-ci au comité exécutif de la FIFA, et le Marocain Hicham El Amrani, secrétaire général de la CAF. Cette visite intervient alors que l'instance panafricaine et le Qatar ont commencé à plancher sur la question de la CAN 2023 en Guinée, chamboulée par la décision de programmer en hiver le Mondial 2022 au... Qatar. – AS

 

CAF : Hayatou ou l'extravagante régression

Afrique - CAF

COMMENTAIRE (Parution dans BOTOLA)

L’EXTRAVAGANTE RÉGRESSION DE LA CAF

C’était en 2002, dans un hôtel parisien, Issa Hayatou flanqué de son bras droit, le Tunisien Slim Alloulou (alors membre du CE de la FIFA avant son exclusion pour corruption), tenait une conférence de presse pour tracer les grandes lignes de son programme. Il était candidat à la présidence de la FIFA contre Joseph Blatter. Nous lui avons alors posé la question suivante : «Si vous êtes élu, allez-vous imposer le non-cumul et la limitation des mandats ?». Sa réponse a été des plus catégoriques : « oui ! Moi, président de la FIFA, il n’y aura pas de cumul et je resterais durant deux mandats.» Il était sur la même ligne que Joseph Blatter qui quatre années auparavant, à Paris toujours, avant le coup d’envoi du Mondial, avait tenu les mêmes propos. Le vent était à la démocratie. Hayatou a été battu. Les africains avaient voté en masse contre lui. Humilié, il avait retenu la leçon. Cette «trahison», il n’allait pas l’oublier. Depuis, au fil des années, la rivalité qui opposait les deux hommes s’est transformée en alliance (1) et le baobab africain s’est mis à triturer les textes. Il s’est taillé un costume sur mesure et s’est entouré d’une équipe dont plusieurs membres ont été accusés de corruption et exclus du monde du football par l’instance internationale. Mais par amitié et aussi par calcul, il les reprenait au sein de la CAF et il coupait toutes les têtes qui tentaient de le déstabiliser. Il tranchait dans le vif. La réussite a été totale.

Mardi, au Caire, lors du renouvellement partiel des membres de la CAF et de la FIFA, l’Ivoirien Jacques Anouma et l’Algérien Raouraoua III ont payé cash leurs ambitions démesurées. Le premier a été battu par un illustre inconnu, le Tunisien Tarek Bouchamaoui qui n’a jamais mis les pieds à la fédération de son pays, mais qui a l’oreille d’Issa Hayatou et, le second a compris que ses cumuls au sein des instances internationales et son arrogance n’étaient plus acceptés au niveau du CE de la CAF. Il a préféré céder sa place à un porte-flingue, le Congolais Constant Omari qui dit tout haut ce que le Camerounais pense tout bas. A l’inverse du président français Charles De Gaulle qui avait fustigé les journalistes par un « Pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ? », Hayatou à 68 ans. En 2017, malgré la maladie qui l’handicape, il postulera  pour un huitième mandat. Il a imposé à l’assemblée générale réunie au Caire de retirer des statuts de l’instance, la limite d’âge fixée à 70 ans. Il entrera dans l’histoire comme le premier dictateur du football africain. Une bien triste fin de règne pour ceux qui se souviennent que la CAF a été dirigée par des hommes exceptionnels comme le Soudanais Halim, l’Ethiopien Tessema ou encore le Sénégalais Wade. Avec eux, le temps était à la liberté de parole et à la démocratie.

AB. LAHOUARI

(1) Hayatou a été promu numéro 2 et « vice-président senior » de la FIFA après le décès du titulaire de la charge, l’Argentin Julio Grondona.

 

AFR : Le TAS donne raison à la JS.Kabylie

Afrique - CAF

Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a rendu sa décision finale dans l'arbitrage entre le club de football Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK/Algérie) et la Confédération Africaine de Football (CAF). Le club algérien, après avoir été sanctionné par sa propre fédération suite aux incidents survenus lors du match opposant JSK à l’USM Alger le 23 août 2014 (à l’issue duquel le joueur de JSK Albert Ebossé a perdu la vie), avait été interdit de participation aux compétitions interclubs de la CAF durant les saisons 2015 et 2016. Cette dernière décision avait été prise par le Comité exécutif de la CAF le 8 octobre 2014 et avait été immédiatement attaquée par JSK devant le TAS.

Le TAS a constaté que la procédure disciplinaire menée par les instances de la CAF n’était pas conforme aux règles de la CAF, la décision attaquée ayant été prise sans que les représentants du club JSK n’aient été entendus ou même informés de la procédure en cours. L'appel de JSK a dès lors été admis et la décision du Comité exécutif de la CAF annulée avec effet immédiat. JSK n’ayant pas expressément demandé à être réintégré dans la Ligue des Champions de la CAF, le TAS n’a pas été en mesure de prendre une décision sur ce point, décision qui serait d’ailleurs susceptible d’affecter des clubs tiers.

La sentence du TAS ne porte que sur des questions formelles et ne préjuge en aucun cas du fond de l’affaire. Cette sentence n’empêche donc pas les autorités compétentes de la CAF d’ouvrir une nouvelle procédure disciplinaire à l’encontre de JSK, en respectant les principes fondamentaux de la procédure et notamment celui du droit d’être entendu.

La sentence finale avec les motifs sera communiquée aux parties concernées et publiée sur le site internet du TAS dans quelques semaines.

 
Plus d'articles...
микрозайм на карту