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AFR : La FIFA des copains et des coquins

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«Tout va bien, il faut juste réparer les dégâts ensemble». Ces propos de Joseph Blatter prononcés avant les élections raisonnent comme une insulte pour les 1,6 milliards de personnes de par le monde qui sont amoureux de la balle ronde. Le Valaisien qui a bâti un véritable système mafieux dans une association qui se veut à but non-lucratif  et qui emploie 1500 personnes environ dont la majorité sont des Suisses, veut s’en laver les mains comme si le monde était aveugle de ses agissements. Ce petit employé de la FIFA qui faisait le porteur de valise de son mentor l’ex-président de la FIFA, Joao Havelange (1974- 1998) auprès de Adolf  Dassler alors tout puissant patron de la firme allemande, Addidas a bien appris la leçon. Il a commencé par «couvrir» son mentor en lui succédant puis il a éliminé à partir de 1998 tous ceux qui pouvaient lui nuire. Cette méthode qui s’est montrée très efficace a été également appliquée au niveau des Confédérations et particulièrement au niveau africain et ses fédérations nationales. Ainsi, malgré des faits avérés de corruption et de malversations, des « sanctions magnanimes » infligées, on a vu des membres suspendus, reprendre leur place comme si rien n’était, au niveau des instances continentales.

On a vu même, le responsable de la faillite spectaculaire d’ISL (1) où 2 milliards de dollars ont été dilapidés en quelques mois, le Suisse Jean Marie Weber, occuper le poste de conseiller et de maître de cérémonie de la CAF durant différentes phases finales de la CAN. Les copains et les coquins sont solidaires. Quoi de plus normal ! Il y a toujours eu un gâteau à partager et pour cette saison la FIFA a fait «miroiter»  5, 7 milliards de dollars de ventes annuelles pour 338 millions de bénéfice, sans compter … les pots-de vin. Le danger pour le football, c’est que le virus Blatter a été inoculé à des «apprentis dictateurs» qui pratiquent la même politique au sein des fédérations nationales. En Afrique, ils se croient tellement puissants qu’ils osent défier leur propre gouvernement en se cachant sous le burnous de leur Saint Patron de Zurich. La justice américaine a mis le holà. L’heure est venue de leur demander des comptes. Le président de la CAF, Issa Hayatou a échappé aux policiers suisses du fait de sa maladie. On attend dans les prochains jours, des révélations sur les attributions  des CAN et … l’éviction de l’Algérie. Et là, tout n’ira pas très bien ! - IN BOTOLA

(1)   La société International Sport and Leisure (ISL), fondée en 1982 par le patron d'Adidas, Horst Dassler, et spécialisée dans le marketing sportif, avait la gestion en exclusivité des droits médias de la Fifa pendant les années 1990. Une période couvrant plusieurs Coupes du monde et deux présidences : celles de Havelange et de Blatter. ISL a dû verser 160 millions de francs suisses en pots-de-vin entre 1989 et 2001. Plus de 100 millions d'euros.

 

 

AFR : Bouchamaoui et Omari entrent à la FIFA

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Le Tunisien Tarek Bouchamaoui et le Congolais Constant Omari Selemani succèdent à l'Algérien Mohamed Raouraoua et à l'ivoirien Jacques Anouma qui mettaient leur siège en jeu, au CE de la FIFA. Si Raouraoua ne se représentait pas, Anouma a perdu son strapontin puisqu’il n’a récolté que 20 voix contre 54 pour le Tunisien et 34 pour le Congolais. Ces deux derniers rejoignent Issa Hayatou et l’Egyptien Abo Rida. Leurs mandats s’achèveront en 2017 à la faveur d’une nouvelle répartition linguistique au sein de l’instance (un siège sera réservée au président de la CAF, puis les trois autres attribués à un membre anglophone, un arabophone et un francophone).

 

CMC : L'aventure de Sétif stoppée

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L’Entente Sportive de Sétif s’est inclinée devant Auckland city (1-0) et quitte la compétition la Coupe du monde des clubs après une seul match. Beaucoup trop timides et surtout dépassés physiquement, les Algériens ont plié sur un but de De Vries (52e) et n’ont jamais su revenir au score.

 

AFR : La COSAFA Boycotte la CMC

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Après la décision de la CAF de retirer l’organisation de la CAN 2015 au Maroc, qui a demandé son report en raison d’Ebola, et la disqualification des Lions de l’Atlas, c’est au tour du Conseil des associations de l’Afrique australe de football (COSAFA) de porter un nouveau coup à la FRMF, en refusant de répondre favorablement à son invitation pour assister à l’ouverture de la Coupe du monde des clubs.

 

AFR : Ces invités clandestins de la FAF

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Dans le flou permanent, le champion de la lutte des places au sein des instances internationales, Raouraoua III est en campagne pour un deuxième mandat au sein du Comité Exécutif de la FIFA. Avec ses douze années à la tête de la FAF et huit années à la  CAF, il a eu largement le temps de se constituer des réseaux, d’apprendre, de maîtriser et de peaufiner les techniques de ces élections. Ainsi, en plus de ses fréquents voyages à l’étranger, il a lancé son opération séduction en direction des présidents des fédérations africaines (1) et multiplié les largesses en invitant quelques uns, dans notre pays et en prenant bien soin  de les choisir par zone.

Quoi de plus normal direz-vous ? Soit. Mais ce qui anormal pour bon nombre d’observateurs, c’est le silence qui entoure leurs présences. Dernièrement au stade Tchaker, alors que Raouraoua III avait choisi de «bouder» la tribune officielle, ses invités accompagnés par le président de la LFP et celui de la Commission de Discipline (Kerbadj et Haddadj ?) ont été refoulés devant le salon VIP. Quoi de plus normal ? L’entrée dans cet endroit était assujettie à un badge spécial que la FAF n’avait pas sollicité auprès des services concernés. Mais le lendemain, la fuite de l’info organisée par Dely Brahim pour «salir» la parfaite organisation de la rencontre entre les Verts et l’Ethiopie (3-1) faisait  «tchouffa» ...

Cela dit, pour revenir aux invités «clandestins », aucun communiqué sur le site de la FAF ou celui de la LFP ne signale leurs arrivées et les raisons de leur séjour. Aucune réception n’est organisée. Dans ce contexte, où la transparence n’est pas au rendez-vous, les interrogations ne manquent pas. Qui paient leur séjour et celui de leurs familles ? Et si c’est la FAF, dans quel chapitre budgétaire y sont inscrits les frais généraux ? N’est-ce pas un abus de biens sociaux ? Pourtant, personne n’est contre la présence unique d’un représentant algérien au sein de la FIFA, de l’UAFA, de la CAF quand bien même, le cumul n’engendre que la médiocrité. Il suffit de le dire, c’est dans l’air du temps.

 
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