CAF : Le TAS compétent pour Anouma

Eco/Medias - ECONOMIE

L’appel interjeté par Jacques Anouma devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), est passé entre les mailles. L’ex-président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) avait, dans sa plainte, demandé la suspension du processus électoral engagé depuis la publication de la candidature unique d’Issa Hayatou le 10 décembre 2012 et dont le point culminant reste l’Assemblée Générale élective du 10 mars 2013 à Marrackech (Maroc). Cela devait impliquer son inscription sur la liste électorale. Ce sont des mesures prévisionnelles que l’ancien patron du football ivoirien a sollicitées dès lors qu’il estime que sa candidature a été injustement rejetée et qu’en attendant que le droit soit dit, son adversaire Issa hayatou ne profite pas de cette situation. Dans une ordonnance rendue publique hier mercredi 9 janvier 2013, le président suppléant de la chambre arbitral d’appel du TAS a donné une réponse à deux volets. S’il a opposé une fin de non-recevoir à Anouma dans sa demande de mesures prévisionnelles au motif qu’une telle demande devrait émaner de la Fédération ivoirienne de football (FIF), il lui a en revanche fait droit en se déclarant compétant à juger le litige, au fond. La vraie bataille juridique va commencer puisque le procès aura lieu comparution des parties et des témoins. Mais d’ores et déjà, cette ordonnance du TAS est un véritable camouflet pour le secrétariat général de la CAF sur la question de fond, qui est de savoir si oui ou non Jacques Anouma, au regard des textes de la CAF, notamment l’article 18 nouveau, a la qualité de membre du Comité Exécutif de la CAF. Ledit article, en son alinéa 3, énonce que « tout candidat à la présidence de la CAF, outre les compétences nécessaires, doit être ou avoir été membre du Comité Exécutif de la CAF ».

La CAF risque de se faire prendre à son propre piège. Les 9 et 10 décembre 2012 au Caire (Egypte), au terme d’un Comité Exécutif de l’institution auquel Jacques Anouma a participé en tant que membre de cette structure confédérale, le secrétaire général Hicham El Amrani annonce que pour le poste de président de la CAF et en prévision de l’élection lors de la 35è Assemblée générale, seul la candidature de Issa Hayatou est validée par la réunion. Les conditions de cette validation sont, à l’évidence, constestables puisque la réunion n’a nullement planché sur les dossiers de candidature. En plus, Hicham El Amrani, qui a atterri à la CAF depuis seulement 4 ans, n’a donné aucune raison sur l’invalidation de la candidature de Jacques Anouma dûment acheminée au siège de l’institution le 3 décembre 2012. En dehors d’une structure électorale crédible et laissée entre les mains de Hicham El Amrani, l’homme à tout faire de Issa Hayatou, la candidature d’Anouma a été jetée à la poubelle. Sans autre forme de procès. Surtout après que le patron du football africain eut juré de l’écarter de la course à la présidence, au terme du fameux amendement des textes intervenu lors de l’Assemblée Générale de la CAF le 3 septembre 2012 aux îles Seychelles. Le TAS devra répondre si effectivement, Jacques Anouma, qui siège au Comité Exécutif de la CAF depuis 2006, n’en est pas membre.

source: xibaaru.com

 
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