CAF : Que cache l'AG du 3 septembre ?

Eco/Medias - MEDIAS

Le quotidien le Pays s'interroge sur la proposition du cumulard de la fédération algérienne Mohamed Raouraoua. Voici quelques extraits qui ternissent l'image du football algérien déjà moribond à la suite du fiasco depuis l'instauration du professionnalisme.  Quelques extraits.

« Tout candidat aux élections à la présidence de la Confédération africaine de football, outre les compétences nécessaires, devra être ou avoir été membre du comité exécutif de la CAF ».

Que peut bien cacher une telle initiative de la FAF qui doit figurer dans l'ordre du jour de l'assemblée générale extraordinaire de la CAF, le 3 septembre prochain aux Seychelles. Si cela ne ressemble pas à la danse des sorciers qui préparent un évènement dont ils ont seuls le secret, c'est tout simplement une proposition exclusive, restrictive et démagogique.

Sauf pour un dirigeant qui n'a jamais mis les pieds dans une salle de classe, c'est une façon de dire qu'il faut être parmi les 13 membres élus du comité exécutif de la CAF pour briguer la présidence de cette instance. C'est une proposition qui, si elle venait à être adoptée, exclurait les présidents de fédérations et bien d'autres responsables du football continental qui auraient des ambitions présidentielles. On s'interroge bien si un président de fédération censé être lucide peut accepter une telle disposition. C'est l'attitude des hommes qui avancent, cagoulés, avec des ambitions sibyllines mais qu'on arrive à vite démasquer.

En somme, c'est une proposition inqualifiable, inexplicable, inadmissible voire inique et qui frise le ridicule. La Fédération algérienne de football veut-elle ainsi se moquer de l'intelligence des dirigeants du football du continent ? Certes, son président, Mohamed Raouraoua, peut avoir des ambitions présidentielles et ce qui est normal, mais le jeu dans lequel il veut embarquer ses homologues africains ne ressemble à rien d'autre qu'à un cirque.

Mais en plus, ce que de nombreux présidents de fédérations savent, c'est qu'il joue le jeu du président de la CAF, Issa Hayatou, dont il se réclame le dauphin naturel.

Le président Issa Hayatou qui nourrit de nouvelles envies de rester scotché à son fauteuil doit se réjouir de cette proposition pour laquelle il ne semble pas être innocent.

On ne peut pas comprendre qu'après un quart de siècle à la tête du football africain, c'est à la veille d'une échéance électorale qui ressemble aux précédentes qu'on pense à modifier les règles du jeu d'une élection. Issa Hayatou et ses ouailles semblent voir venir pour cette bataille de 2013, un adversaire et non des moindres qui a le coffre nécessaire pour vaincre.

Et très vite, il faut trouver la parade et créer un obstacle comme le font certains despotes africains en politique en posant un pot de colle sur leur siège".

 
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