BEN : Attoulou fustige la litanie de la FIFA

Eco/Medias - MEDIAS

Suite à la décision du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo qui a replacé à la tête de fédération béninoise Victorien Attolou et débouté le bureau de Moucharafou Anjorin, la FIFA a a réagi en restant dans sa logique. L’instance faitière du football mondial brandit déjà des sanctions estime La Presse. L'équipe de Victoiren Attoulou réplique par un communiqué.

« Ingérence dans les affaires intérieures de la Fbf ». Voilà le vocable magique derrière lequel la Fédération internationale de football association (Fifa) se cache pour cautionner des irrégularités. Cette litanie, les Béninois l’ont assez entendue. Une fois encore, le rebondissement dans la crise du football béninois va emprunter ce chemin. Destinataire de la correspondance de M. Victorien Attolou en date du 28 février 2012, la FIFA a embouché la même trompette. Une correspondance adressée  à M. Moucharafou Anjorin, président actuel de la FBF, confirme l’évidence. Elle est signée Jérôme Valcke, Secrétaire général de la FIFA. « … Si la décision du juge s’avérait vraie et venait à être mise en exécution, elle pourrait être considérée comme une ingérence dans les affaires intérieures de la Fbf en violation des articles 13 et 17 des statuts de la FIFA…».

Il faut dire que le 24 février 2012, le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a rendu une décision qui invalidait le bureau de cooptés de M. Anjorin. En revanche, cette décision reconnaissait le bureau de M. Attolou élu le 04 février 2011.

En fait, il s’agit d’une réponse déguisée à la lettre de M. Attolou qui réaffirme la position et les méthodes moyenâgeuses de cette institution qui refuse d’évoluer avec le temps. Menaces et intimidations sont les maitres-mots auxquels on s’est habitué. « (…) Nous n’aurons dès lors d’autres choix que d’informer les plus hautes instances de la FIFA pour prise de décisions avec toutes les potentielles conséquences en termes de sanctions». Le mot est lâché. La trouille va désormais s’installer dans la tête de ceux qui ne veulent pas que les choses changent. Ils trouveront tous les moyens pour prouver à l’Etat béninois qu’il a intérêt à baisser la culotte. Hélas ! Mais il ne faut pas s’y méprendre. Tant qu’on ne va pas prendre notre destin footballistique en main, il sera difficile de faire des pas sûrs vers la performance. - (La Presse)

 

 
микрозайм на карту