ALG : Les 9 péchés capitaux de Raouraoua (Fin)

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(Ce qui n’a pas été dit en 2011 et qui ne sera pas dit en 2012)

 

Le deuxième et dernier mandat, du gestionnaire de la FAF,  Mohamed Raouraoua se termine l’année prochaine en 2013. Mais il risque d’être plus chaotique et anarchique que le premier. La situation de la balle ronde n’est guère reluisante et tout semble indiquer qu’il manque un pilote dans l’avion. Malgré la colossale intervention financière de l’Etat, les résultats sur le plan national et international sont désastreux. A titre d’exemple, des pays qui peinent pour organiser des championnats et d’autres dont les équipes nationales vivent de dons sont qualifiées pour la phase finale à la CAN 2012.  La rédaction de Footafrique a sélectionné les neuf péchés capitaux (et plus) qui empêchent le décollage du football national. Le diagnostic est édifiant, en cette année du cinquantième anniversaire de l’indépendance. Voilà ce qui n’a pas été dit en 2011 et qui ne sera pas dit en 2012. Voici la troisième partie.

7 - PROVOCATION : Le conflit est permanent avec le ministère de la Jeunesse et des Sport. La menace d’une intervention de la FIFA est à chaque fois brandie et répercutée par des relais médiatiques serviles. Un exercice qui plaît à l’instance internationale qui décerne des bons points à tous ceux qui tentent de s’affranchir des autorités de tutelle. La situation ubuesque créée pour pousser à la candidature de l’Algérie à la CAN 2013 a été grotesque. On a même tenté d’opposer le Président de la République Abdelaziz Bouteflika à son chef de gouvernement Ahmed Ouyahia. Le «niet» a faussé tous les calculs de ce mauvais casting de Mohamed Raouraoua à la présidence de la CAF en 2013. La candidature pour l’organisation du tournoi des éliminatoires des Jeux Olympiques 2012 (Zone Afrique) aurait été plus judicieuse. Le Maroc en a bien profité puisque son équipe ira à Londres pour les Olympiades.

8 - LE SCANDALE DU PROFESSIONNALISME : Le professionnalisme instauré dans la précipitation – sans aucune étude – ne répondait nullement au cahier de charge de la FIFA. Du jour au lendemain, le football algérien s’est retrouvé avec 32 clubs professionnels (L1 et L2) et des choix bizarres. Un système de compétition incohérent et applicable seulement dans des Républiques bananières. Cette décision a été dénoncée dernièrement par l’actuel président de la ligue Mahfoud Kerbadj qui prône  un retour au semi professionnalisme. Un crime de lèse-majesté qu’il pourrait payer cher s’il est candidat aux prochaines élections à la présidence de la FAF. Les textes réglementaires ont été verrouillés pour permettre aux seuls sherpas de Raouraoua de continuer l’oeuvre de destruction du football algérien après 2013.

9 - SUCCESSION : Une fédération totalement déstructurée qui fonctionne au téléphone portable, une absence totale de programme de développement du football à l’exception de celui de la Commission fédérale d’arbitrage. Aucun adversaire n’est connu à ce jour pour  meubler le calendrier des rencontres amicales durant l’année 2013 des Verts. Le scandale de l’annulation du match contre le Cameroun à cause de l’absence d’un contrat entre les deux parties a révélé un manque de sérieux flagrant. Une nouvelle fois, l’exemple vient des autres fédérations maghrébines : Tunisie, Maroc, Egypte dont les responsables ont choisi de servir «avant tout» le football de leur pays et non se servir. Quant à l’indépendance de la Ligue Professionnelle vis à vis de la fédération qui ne doit plus s’occuper que du monde amateur, il s’agit d’un sujet tabou. L’association des présidents de clubs en a fait les frais.

 

 

 
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