CAN 2012 : Bref regard sur le Gabon

Afrique - GABON
Au Gabon (1,5 million d’habitants), de 2006 à 2009, rien ou presque n’a été fait pour organiser la CAN 2012 conjointement avec la Guinée Equatoriale. Ce n’est qu’avec l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba que les travaux ont été lancés tous azimuts. La direction du Comité d’organisation locale (Cocan) a changé à trois reprises, et la Confédération africaine (CAF) s’était même “inquiétée” en mars de l’avancement des travaux. Conséquence: le stade historique Omar Bongo, toujours en travaux, ne sera pas utilisé. Les matches à Libreville se dérouleront tous dans le stade de l’Amitié d’Agondjé, livré en novembre. Le stade rénové de Franceville ne devait être inauguré que cette semaine.
Comme en Guinée, l’accès à Internet et l’hôtellerie sont des points faibles. L’accès au stade est compliqué et la capitale est actuellement paralysée par des embouteillages dus aux travaux. “Le Gabon est fin prêt pour la compétition. La CAN se déroulera dans de bonnes conditions”, assure toutefois Louis Claude Moundzieoud Koumba, porte-parole du Cocan, reconnaissant que quelques travaux non inclus dans le programme de la CAN ne sont pas terminés.
L’opposition, qui a longtemps critiqué les retards, estime aujourd’hui que la CAN a coûté trop cher, avançant le chiffre de “500 milliards de FCFA” (760 millions d’euros). M. Moundzieoud parle lui d’une “enveloppe globale” entre 300 et 400 milliards (450-600 millions d’euros) et souligne: “Les stades, les infrastructures sont au peuple gabonais, à l’Etat gabonais, indépendamment de qui le dirige. C’est un héritage pour l’avenir”.
“Les investissements pour la CAN font partie d’un projet plus vaste d’investissements: 900 km de routes bitumées dans le pays, des rocades, des travaux d’électrification, ajoute-t-il. Depuis une génération, on n’avait jamais vu autant de travaux. C’est au bénéfice de tous les Gabonais”. - (Avec Liberation. ma)
 
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