ALG : Les 9 péchés capitaux de Raouraoua (ABL)

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Le deuxième et dernier mandat, du gestionnaire de la FAF,  Mohamed Raouraoua se termine l’année prochaine en 2013. Mais il risque d’être plus chaotique et anarchique que le premier. La situation de la balle ronde n’est guère reluisante et tout semble indiquer qu’il manque un pilote dans l’avion. Malgré la colossale intervention financière de l’Etat, les résultats sur le plan national et international sont désastreux. A titre d’exemple, des pays qui peinent pour organiser des championnats et d’autres dont les équipes nationales vivent de dons sont qualifiées pour la phase finale à la CAN 2012.  La rédaction de Footafrique a sélectionné les neuf péchés capitaux (et plus) qui empêchent le décollage du football national. Le diagnostic est édifiant, en cette année du cinquantième anniversaire de l’indépendance. Voilà ce qui n’a pas été dit en 2011 et qui ne sera pas dit en 2012. Voici la première partie.

1 - DESASTRE : Après une embellie qui a duré une vingtaine d’années (1980-2000), l'Algérie a perdu en une décennie (à partir de 2000) son statut au Top 3 du continent africain. Elle s’est faite éliminée par trois fois en CAN (2006-2008-2012), en Coupe du monde (2006) et aux Jeux Olympiques (2004-2008- 2012). Sans compter les absences en phase finale dans toutes les catégories de jeunes sur le plan continental et international. Ces désastres ont trouvé des boucs émissaires : Plus de dix sélectionneurs limogés notamment Rabah Saadane, Rabah Madjer et Abdelhak Benchikha, Azzedine Aït Djoudi. Mais le public n’est pas dupe, il fuit les stades et les banderoles  anti-FAF fleurissent. La tendance est maintenant au recrutement pour nos jeunes, d’entraineurs étrangers de seconde zone, des habitués des Agences de chômage à qui on offre des titres pompeux. Un pied de nez aux entraineurs algériens.

2 - GESTION FINANCIERE : Une enquête des services des finances avait révélé que «23 % du budget de la FAF a servi aux voyages de trois personnes (ndlr- durant le premier mandat : 2001-2006)». Le  tir n’a pas été rectifié au cours du deuxième mandat (2009-2013). L’argent coule à flot et les sherpas zélés sont récompensés à tire-larigot. Des membres du Bureau Fédéral perçoivent des honoraires mirobolants  alors que les employés (à l’exception des fonctionnaires pris en charge par le  MJS)  sont sous-payés.  En revanche, des personnes sans fonction officielle accompagnent l’équipe nationale à l’étranger. Un Rakaï en fait même partie pour suppléer l’absence d’un Directeur Technique National. De son côté, l’Etat continue à débourser des milliards de subventions aux  48 ligues de Wilayas et autres Ligues régionales, aux clubs …

3 - MONOPOLE : La confiscation du football national pour assouvir des intérêts personnels au sein des instances internationales (FAF, FIFA, CAN, UAFA, de l’UNAF, Commission El Qods ...) s’est avérée catastrophique. Le cumul des mandats a drainé la médiocrité et l’incompétence. Il a conduit à des échecs et des humiliations. La démarche «bling-bling» a étouffé toute tentative de rénovation et des compétences reconnues ont été écartées au niveau des structures nationales et internationales. Pour exemple: l'ex-président de la FAF, Omar Kezzal (de la FIFA et de la CAF), l’ex- arbitre international Belaïd Lacarne (CAF 2004-2008), l’ex-sélectionneur Rachid Mekhloufi (FIFA), le cadre supérieur de l’Etat Adda Tayeb Boudjellal (UAFA), le Dr Yacine Zerguini et l’homme d’affaires Wadi Sadi. Ces deux derniers n’ont pas été remplacés au sein du Bureau Fédéral. Ils ont été remplacés par Hamid Haddadj et Mohamed Mecherara. Mahfoud Kerbadj va suivre s'il est sage. - (Lire la suite)

 
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