ALG : L'echec de Raouraoua vu par Planete Sport

Eco/Medias - MEDIAS
Sous le titre "L'argent, rien que l'argent" le commentateur du quotidien algérien Planete Sport, MAZ, a pointé du doigt l'une des causes de l'échec du cumulard Mohamed Raouraoua à la tête de la fédération.
"Nous sommes arrivés à la moitié du championnat de ligue 1. Si l’on doit faire un bilan, eh bien il faut d'abord commencer par admettre une triste réalité : il n’y a eu vraiment rien à voir tellement le niveau des rencontres était faible, à quelques rares exceptions près, la violence dans les stades n'a pas cessé malgré le huis clos imposé par la LNF de Mahfoud Kerbadj, et surtout, le mauvais arbitrage a encore sévi. Cela sur le plan technique. Sur un autre chapitre, celui relatif à la gestion de ce championnat professionnel qui en est à sa seconde édition, là encore, il y a eu beaucoup d'imperfections.
En effet, la FAF et la LNF, chargées par les pouvoirs publics de veiller à la stricte application sur le terrain des mesures d'accompagnement décidées au profit des clubs professionnels, semblent gérer plutôt les urgences que l'essentiel. L'essentiel, ce sont les centres de formation qui doivent être lancés par les clubs transformés en SPA mais dont la plupart n'ont pas ouvert leur capital social à ce jour. malgré cela, les deux instances présidées par Mohamed Raouraoua et Mahfoud Kerbadj ferment les yeux. Ces derniers donnent l'impression d'être indulgents avec les clubs, pour faire croire aux pouvoirs publics que le projet de professionnalisme a réussi.
Ce n'est pas en homologuant des stades ne répondant pas aux normes de sécurité et de compétition qu'on va réussir la mutation, ce n'est pas non plus en interdisant aux clubs endettés de recruter au mercato, pour suspendre juste après cette décision. Le professionnalisme a ses exigences. Ceux qui doivent le gérer, à savoir la FAF et la LNF, doivent d'abord commencer à être stricts dans l'application des textes régissant cet ambitieux projet. Une question se pose : qu'est-ce qui a changé avec l'instauration du professionnalisme ? Rien, diront les observateurs sportifs nationaux, qui constatent que le championnat professionnel, avec ses deux divisions, n'est pas productif du tout. La preuve, le sélectionneur national n'y puise pas.
Et pourtant, à voir les centaines de milliards injectés dans ce championnat soi-disant professionnel, il y a lieu de se demander comment, par exemple, un joueur qui touche en moyenne 1,5 milliard de centimes n'est pas convoqué en EN. Par ailleurs, tous les clubs se permettent le luxe de recruter de pseudo-vedettes. Leur budget avoisine les 50 milliards. A multiplier ce chiffre faramineux par 16, cela nous donne un championnat de 800 milliards. Ce montant est bien sûr consommé par les joueurs. Où est la part des jeunes catégories ? Zéro dinar. Il est vraiment scandaleux de constater que certain clubs dépensent des centaines de millions pour un seul joueur, alors qu’ils font voyager leur équipe espoir par bus et sur de longs trajets, pendant que les seniors bénéficient de tous les moyens de récupération. Et là, normalement les pouvoirs publics devraient mettre le holà et d’exiger des clubs, ou plutôt des SSPA, de s'occuper de la formation en leur bloquant les fameux dix milliards qu'exigent les présidents de club.
Justement, à propos de ces dix milliards, l'Etat a reculé en les attribuant à titre de prêt aux clubs alors qu'ils étaient destinés au financement des centres de formation. Nos «vaillants» responsables de la plupart de nos clubs ne veulent que de l'espèce pour pouvoir recruter des joueurs, et c'est tout. La formation ? La structuration ? C’est le dernier de leurs soucis, et le résultat est là. En tout cas, l'échec du professionnalisme dans notre pays est à mettre sur le dos de la FAF, qui s'est sentie obligée de lancer ce projet pour se conformer aux orientations de la FIFA, alors qu'elle devait d’abord bien en étudier la faisabilité.
Il faut dire qu'avec la qualification des Verts au mondial 2010, les responsables de la FAF avaient su faire passer le projet sans le mûrir. Le constat est têtu : lorsque notre Championnat était amateur, il n’y avait pas d'argent, mais il y avait au moins de bons joueurs.  Et à présent que le Championnat a été professionnalisé, il y a de l'argent à gogo mais pas de bons joueurs malheureusement. Voilà où se situe le véritable échec".- (In Planete Sport - MAZ)
 
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