CAF : Ngaïssona arrêté pour crime de guerre

Afrique - CAF

Le président de la fédération centrafricaine de football, Patrice-Edouard Ngaïssona, membre du Comité exécutif de la CAF (élu en février 2018), a été arrêté en France. Ancien chef de milice anti-balaka Patrice-Edouard Ngaïssona, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par la CPI ce mois-ci. « Coordinateur politique » des milices anti-balaka, il était dans le viseur des autorités françaises depuis plusieurs années, elles avaient échoué à l’appréhender en 2014 à Bangui, avant d’être arrêté au Congo-Brazaville. Remis en liberté sous contrôle judiciaire après deux mois de détention, il a tenté de briguer la présentielle de son pays avant que sa candidature ne soit invalidée par la Cour constitutionnelle. Ces affaires ne l’empêchent pas d’être nommé ministre de des Sports et d’occuper plusieurs fonctions politiques dont celle de député, de premier questeur à l’Assemblée nationale et de vice-président de la Commission des finances. Avant de briguer un siège au comité exécutif de la CAF, il aussi été le président du Stade Centrafricain et pris la tête de l’Union des fédérations de Football de l’Afrique Centrale (UNFFAC). L’arrestation de Patrice-Edouard Ngaïssona est un nouveau coup dur pour la CAF et son président Ahmad Ahmad après les suspensions pour deux ans par la FIFA en raison de faits de corruption de l’ex-international zambien, Kalusha Bwalya, et la sanction à vie infligée au Ghanéen Kwesi Nyantakyi. (IN BOTOLA)