CAF : Hayatou menace le COSAFA

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Le président de la zone COSAFA et président de la fédération de football du Zimbabwe, le milliardaire Phillip Chiyangwa compte organiser une fête grandiose à Harare le 23 février pour célébrer un grand événement personnel. Pour cela, il a  invité des musiciens, artistes, et … des présidents de fédérations africaines. Mais ces invitations n’ont pas été du goût du Camerounais Issa Hayatou qui a vu là une sérieuse menace dans la mesure où son rival à la présidence de la CAF, le malgache Ahmad Ahmad fait partie de cette zone. Aussi, une lettre a-t-elle été adressé au COSAFA, lui stipulant qu’il n’a "pas le pouvoir d’organiser un tel rassemblement sans en porter connaissance à la CAF et sans son autorisation. Organiser une telle réunion avec des représentants d’autres associations membres que celles de la zone COSAFA s’assimile, à une tentative de déstabiliser la CAF. Le comité exécutif de la CAF se réserve le droit de sanctionner toute infraction à ses statuts." De l’artillerie lourde en somme pour faire plier l’organisation de l’Afrique Australe.

La réponse de Phillip Chiyangwa à cette correspondance n’a pas tardé. Il a précisé que ce ne sont pas des « convocations» mais des «invitations » à diverses personnalités (sportives, culturelles, politiques), tout en mentionnant les statuts de la FIFA qui protègent les droits de l’Homme dont la liberté d’association. De plus, il a rappelé à Issa Hayatou qu’il avait bien, lui même, invité les 54 pays membres à assister à la finale de la CAN au Gabon avec l’argent de la … CAF. Déjà critiqué pour ses arrangements législatifs, le candidat Hayatou est certainement tombé dans son propre piège. Un tel courrier ne semble être qu’un signe d’affolement au sein du CE de la CAF qui s’est arrogé des droits incompatibles avec la démocratie sportive, comme celle par exemple de ne permettre qu’aux membres de cette structure de se présenter à la présidence. Du coup, 43 présidents de fédérations nationales membres de l’Assemblée générale appelés à voter, se sont vus exclus, donc incapables d’occuper la présidence, lors des élections du mois de mars prochain à Addis Abeba . A ce sujet, le COSEFA compte saisir la FIFA pour l’annuler, tout comme, cette ineptie qui consiste choisir des candidats par groupes linguistiques. Ce qui favorisent les discriminations et divisent le continent. - AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

LE + D’INFOS

Un amendement contre le cumul des mandats serait proposé à l’AG d’Addis Abeba le 16 mars prochain par certaines fédérations pro-Hayatou. Ainsi, les membres du CE qui passeraient à la FIFA pourraient être automatiquement remplacés par les présidents ou vice-présidents de leur zone.

 
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