ALG : Changement de paradigme (Edito)

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Longtemps annoncée mais souvent repoussée, le parcours des Verts à la CAN 2017, est malheureusement, aujourd’hui une amère réalité. Une réalité qui rappelle combien Botola a été en avance et combien il aurait aimé avoir tort ! Aujourd’hui, l’heure n’est ni à l’autosatisfaction ni à la flagellation. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de tirer comme beaucoup, sur les ambulances, après avoir dressé une véritable muraille autour du principal responsable de cet échec, Mohamed Raouraoua. Aujourd’hui, bien au contraire, Botola serait tenter de reprendre cet adage qui dit «pour toute chose malheur est bon»,  mais à condition, de dresser un bilan global de la catastrophique situation actuelle du football national et de pointer de façon objective les causes.

En charge du football national depuis plus d’une décennie et seul décisionnaire, l’actuel gestionnaire de la FAF est bien évidemment comptable de tout. Il s’est donné un statut qui au fil des années, l’a placé au centre de la crise qui secoue notre football. Car notre football est en crise, encore une fois, dans sa globalité. Et au lieu d’y remédier, il n’a cessé de vendre de l’illusion et brasser du vent, allant jusqu’à tromper, tous ceux qui lui ont accordé une totale confiance. Il a manqué d’une totale vision et ignoré le fait que l’Algérie a toujours été une terre de football qui a de tout temps enfanté des joueurs d’exception. Il a oublié que le jeu à onze a même joué un rôle, que les historiens n’ont pas fini d’écrire, dans la lutte de libération nationale. Tout un capital qu’il s’est rechigné à gommer par l’exclusion et la division, allant même jusqu’à supprimer du maillot de la sélection, l’étoile qui symbolisait la première victoire historique en Coupe d’Afrique de 1990.

Bref, il a voulu réécrire l’Histoire à sa manière. A force de refuser d’affronter les vrais problèmes de notre football (développement, violence, corruption, formation…), malgré les sommes astronomiques fournies par l’Etat, il a fini par scier la branche sur laquelle il était assis. Et si l’arbre reste debout, l’opinion publique appelle à un changement de paradigme. Celui-ci s’impose et il ne peut être réalisé ni par Raouraoua III ni par ses serviteurs zélés. - NAZIM BESSOL (IN BOTOLA)

 
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