ALG : Un juste retour de manivelle (Com)

Eco/Medias - PRESSE

Rien n’est jamais perdu ! Certes le onze national reste toujours en course pour la qualification de la Coupe du Monde 2018, après le match nul (1-1) face au Cameroun à Blida, mais il va falloir cravacher dur pour récupérer les deux points quant on sait qu’une qualification se gagne d’abord à domicile. A peine les projecteurs du stade Mustapha Tchaker se sont-ils éteints que les couteaux ont été tirés. Une nouvelle fois, l’on a assisté à un lynchage du sélectionneur national Milovan Rajevac. Annoncé comme le messi après le départ de Christain Gourcuff, celui qui n’a pas hésité à annoncer que son objectif était de s’inviter dans le dernier carré de la prochaine Coupe du Monde, a démissionné de son poste, selon la FAF. Et ce sont les «cadres sans grade» mis sur le banc qui auraient demandé et obtenu sa tête. (ndlr- Slimani a démenti). Une drôle de position qui a placé Raouraoua III dans une situation des plus inconfortables et surtout devant ses responsabilités. A force de les fuir, elles ont fini par le rattraper et … au plus mauvais moment, il se devait donc de trancher sur le vif. Au bout du bout : soit, il s’obstinait à garder son sélectionneur et il se mettait à dos les joueurs sur lesquels il n’a plus aucune emprise ; soit, il capitulait et il ne lui restait plus qu’à leur remettre les clefs de la fédération, pour acter leur prise de pouvoir. Il a opté pour la seconde option.

 

Pourtant, inconsciemment ou non, les sélectionnés ont rejeté le « système » Raouraoua III qui les a attirés vers l’équipe nationale. Ils ont remis en cause son choix et par ricochet, sa manière de travailler en solo, sans concertation et avec autoritarisme. Ils savaient que c’est lui qui a lâché Vahid Halilhodzic, pour ensuite se séparer de Christian Gourcuff et ramener Milovan Rajevac, sans la moindre concertation avec le bureau fédéral «fantôme» et encore moins avec l’invisible DTN. Est-il à ce point qualifié pour juger seul, du profil des techniciens aptes à prendre en main la sélection nationale ? Au cours de ses trois mandats pour ne pas dire quatre, l’histoire apprend que non. Bien au contraire, il s’est toujours écarté des sélectionneurs les plus aguerris, ceux qui ont hissé l’équipe au plus haut et cela contre l’intérêt de la représentativité nationale. Simplement du fait d’un ego surdimensionné pour les uns et d’une incompétence maladive quand il s’agit des problèmes techniques pour les autres.

 

Aujourd’hui, Raouraoua III se trouve dans une impasse qu’il a lui même mûré. Il n’a pour autre alternative que de composer avec ses joueurs qui sont en même temps sa main d’œuvre, son capital mais également son assurance à ce poste. Et, s’il ne s’agit pas de la première « mutinerie » en équipe nationale, elle est certainement celle qui risque de lui coûter chère. Très chère. D’abord parce qu’elle intervient en pleine campagne des éliminatoires du Mondial, avec tout ce que cela implique comme enjeu et contraintes calendaires ; ensuite parce que trouver un sélectionneur à un mois d’un match capital face au Nigéria n’est pas chose aisée - il n’est pas dit que les joueurs l’acceptent aussi vite - enfin, parce qu’en cas d’échec, Raouraoua III aura réussi la double prouesse de « massacrer » le football national en lui fermant les portes de la sélection et en le privant des compétences nationales.

 

NAZIM BESSOL (IN BOTOLA)

 

LE + D’INFOS

Un laconique communiqué et une poignée de main entre Raouraoua III et Milovan Rajevac, sur le site de la FAF, annonce la démission du Serbe du poste de sélectionneur.

 
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