ALG : Du bénévolat à la rente

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Plus qu’un phénomène de mode c’est devenu une seconde nature, un reflexe que l’écrasante majorité des présidents de club des différents paliers partage. On parle ici de cette faculté à se poser tantôt en sauveur, tantôt en victime, tantôt en premier supporter, et puis et puis surtout, en grand argentier. A chaque fin de saison ou à chaque nouvelle crise cette majorité crie son ras le bol, sa fatigue, sa dépression et … la ferme décision d’abandonner le poste à celui qui veut le ramasser. Seulement après ces rodomontades, elle conditionne son départ au versement de ce qui s’apparente à un parachute doré. Des sommes qui se chiffrent en milliards. Elles représentent, semble-t-il, les dépenses sur fonds privés qu’ils ont du consentir sans pour autant les justifier, si ce n’est par des reconnaissances de dettes établies sur papier libre et des factures très contestables.

De tels excès n’en finissent pas. Un président de club fraichement promu en L2 Mobilis, a évalué son fauteuil de président à 9 milliards ! Ainsi, si l’équipe à dépenser cette somme dans un championnat régional, combien lui coûtera sa participation chez les professionnels ? Comment une équipe amateur peut-elle engranger un tel budget sans que personne ne bouge ? Pourtant, il n’échappe à personne que le football amateur obéit aux règles du monde associatif et le président est censé être un bénévole. Or dans notre football, il arrive le plus souvent sans le sous et se retrouvent à monnayer un sigle, un nom, une histoire à coût de milliards. Au nom de quoi ? D’une pseudo légitimité, d’une pression de tous les instants et d’un amour illimité pour son club ?  Trois facteurs qui  autorise le « passage » du statut de simple supporter à celui de notable milliardaire et homme d’influence.

Un statut construit à cout de subventions publiques sans que le moindre retour sur investissement ne soit réalisé par l’Etat pourvoyeur de fond. Contrairement à ce qui est dit ici et là, c’est aux instances du football de faire le ménage. De budgétiser ne serait-ce que la participation des équipes aux deux championnats dit « professionnels » à partir d’un seuil minimum qui permet à « une équipe de prendre part ou pas à la compétition ». Il n’y a pas que les stades qui doivent être homologués, les états financiers des équipes doivent l’être aussi comme partout dans le monde mais aussi pas très loin de chez nous…- NAZIM BESSOL (In Botola).

 
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