ALG : De l'indécence à l'intolérable

Maghreb - ALGERIE

Décidément, il n’y a pas plus de limite au ridicule. Au fil des semaines, on passe gaiement de l’indécence à l’intolérable. Bien sûr, on a le droit de se demander ce qu’il y a de plus logique qu’un club sanctionne un de ses joueurs. L’Entente de Sétif l’a fait en annonçant l’exclusion de Ziaya et Belamri pour «indiscipline». Tous deux auraient refusé de se rendre en Afrique pour disputer les 16e de finale de la Ligue d’Afrique contre l’Etoile du Congo. «Je ne veux plus voir ces deux joueurs à l'ESS. C'est l'Entente qui a fait d'eux ce qu'ils sont actuellement », a déclaré à leur sujet, le président du club Hassan Hammar. Des propos qui ont obtenu un large écho à Sétif mais qui ont fait gausser tous ceux qui suivent l’actualité sportive. Car pour eux, la sanction unilatérale de Hassan Hammar est intempestif. Et d’un, elle aurait gagné en sérieux si une structure collégial au sein du club l’aurait prononcée. Et de deux, l’actuel président est sous le coup d’une sanction disciplinaire émanant de … la LFP. Il est donc suspendu de «toutes fonctions officielles». Mais dans cette salade, il est clair que c’est l’Entente qui a fait de Hammar ce qu’il est actuellement. Pas l’ancienne Entente naturellement !

L’autre intervention burlesque dans les medias émane du président de la Commission de discipline de la LFP, Hamid Haddadj. Il a déclaré devant la recrudescence de la violence dans les stades : «cette fin de saison m’inquiète un peu». Et dans la foulée, il lance un appel aux présidents de clubs et aux forces de l’ordre leur demandant «à assumer leurs responsabilités». De quelles responsabilités s’agit –il ? N’est-ce pas là un aveu d’impuissance et amalgame de mauvais goût en associant les présidents de clubs aux forces de l’ordre ? Hamid Haddadj dirige depuis belle lurette la Commission de discipline, sous la coupe de son mentor Raouraoua III. Il en a planté des bourdes dans son jardin dont celle qui est entré dans l’Histoire : l’affaire du RC. Kouba devant le TAS de Lausanne alors qu’il était président de la FAF. Et s’il croit, ne pas figurer parmi les fossoyeurs du football algérien, alors, il peut continuer à déclarer, sans aucune pudeur, même à Rome s’il le désire, que c’est le Pape qui est derrière toute cette dégradation de notre football national.

(IN BOTOLA) - AB. LAHOUARI

 
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