ALG : L'art de retomber sur ses pattes (ABL)

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La sélection olympique a le vent en poupe. La CAN 2015 qui se déroule  au Sénégal est venue rappeller  a tous ceux qui ont mis une croix sur nos joueurs notamment les plus jeunes, que du talent il en existe en Algérie, à chaque coin de rue. Mais au risque d’affirmer une évidence, le talent à lui seul ne suffit pas. Il faut l’entretenir, le développer, l’affiner lui faire franchir les étapes. Un travail que Raouraoua III annonce pompeusement vouloir remettre sur pied par l’intermédiaire de l’académie FAF. Un centre lancé par Hamid Haddadj, chargé de tenir la maison, alors que Raouraoua III était mis aux oubliettes. De retour au affaires, rien de ce qui ne portait pas son nom  ne devait subsister, et l’académies que beaucoup qualifient comme la seule réalisation de l’actuel  président de la Commission de Discipline a évidement été la première à être effacé des tablettes. Une décision qui avait du sens puisque la fédération n’a pas vocation à gérer un centre ou une académie de football, mais au contraire de mettre une véritable stratégie de développement de la discipline dans toutes les régions du pays.

Une politique sur le long terme dont Raouraoua III ne semble pas vouloir entendre parler, sinon comment expliquer ses trois mandats (12 ans) de présence à la tête du football sans que cela ne soit fait ? Surfer sur le succès des U 23 aujourd’hui est trop facile et empeste l’opportunisme. Annoncer la réactivation de l’Académie de la FAF comme remède à la formation, c’est annoncer son incapacité à remplir sa mission première : le développement du football. Pointer les clubs comme responsables de la situation c’est faire preuve d’irresponsabilité. Jeter les jalons d’une politique générale qui concerne tout le monde et donc le maximum de jeune par le biais d’un DTN et du Collège Technique, sur l’ensemble du territoire national, telle est la mission de la fédération. Choisir les meilleurs profils pour la gestion d’un tel projet fait partie des prérogatives de la fédération. Lutter contre la déperdition des talents au lieu d’annoncer à chaque année l’augmentation du nombre des licenciés, est une des missions de la fédération …  Verser dans le populisme et les effets d’annonce ne différencient en rien Raouraoua III, des présidents de clubs qu’il accuse de tous les maux. Tout le mal est là. Qui s’assemble se ressemble dit-on !  ! AB. Lahouari (In BOTOLA)