AFR : L'incroyable misérabilisme de la CAF

Afrique - CAF

Les téléspectateurs des matchs USM. Alger – El Merreikh et MCE El Eulma – ES. Sétif, ont certainement remarqué que les trios  désignés par la CAF avec comme arbitre centraux, les badgés FIFA : Mohamed Keita (Mali), et Ghead Zagloul (Egypte) n’avaient pas d’oreillettes. L’Egyptien se contentant tout de même de la bombe «magique» Spray pour contenir les joueurs à une distance réglementaire. A ce stade de la compétition africaine (les quarts de finale de la Ligue d’Afrique des Champions), une telle absence est surprenante et mérite une attention toute particulière. Elle peut fausser le déroulement d’un match et empêcher une meilleure coordination entre les arbitres. Les exemples ne manquent pas. Mais qui faut-il blâmer dans la mesure où elles ne sont pas obligatoires ?

A l’évidence, il appartient aux fédérations nationales d’équiper leurs arbitres, de cet outil indispensable qu’est devenu l’oreillette dans le football moderne. Mais, certaines, bénéficient de circonstances atténuantes. Le pack pour un trio d’arbitres n’est pas à la portée de toutes les bourses (5000 euros environ sans compter la maintenance) et des  fédérations africaines en sont démunies parce que trop pauvres ou mal gérés. Quant aux arbitres, il n’est pas concevable de leur faire payer un tel équipement. (Un footballeur ne paie pas sa paire de chaussures). En toute logique, la CAF propriétaire des compétitions continentales pourrait faire un effort pour équiper ses arbitres badgés FIFA. Elle le fait bien durant les CAN et on se demande même où vont les packs par la suite. Bref, l’instance africaine gère des milliards d’euros, elle se doit de mettre ses arbitres dans les meilleures conditions possibles et arrêter de jouer au misérabilisme. Le sponsoring sert aussi à ça !

AB. LAHOUARI -IN BOTOLA

 
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