ALG : L'article 14, une hérésie de plus

Eco/Medias - MEDIAS

A force d’apporter des amendements au nom du clientélisme et du copinage, sans passer par l’Assemblée générale de la FAF, Raouraoua III n’a fait que plonger le football national dans des situations rocambolesques. Ainsi, durant l’inter-saison, l’actualité sportive s’est braquée sur des cas de joueurs encore sous contrat à l’image du gardien de but de l’USMBA, Matijas Jonathan qui a été «débauché» par le MC. Alger. Certains medias font mousser l’affaire, la LFP par la voix de son président Mahfoud Kerbadj monte au créneau, fait savoir qu’elle a convoqué les dirigeants, etc … Et pourtant avec un peu de bon sens, Il aurait suffit tout simplement que la LFP ne délivre pas de licence et basta ! Plus encore, l’attaquant de l’USMH, Mohamed Amine Abid est annoncé à cor et à cri par son président au club de Sfax (Tunisie) pour trois années. On  avance même le montant de la transaction : 400.000 euros. Or Mohamed Amine Abid est militaire et il a encore quatre mois à tirer. La situation est bloquée et on se demande encore comment Mohamed Amine Abid, son agent ou encore son président ont  pu négocier avec les dirigeants sfaxiens ?

Autre dilemme, bien plus ridicule, celui des joueurs étrangers. L’article 14 des championnats professionnels stipule dans son alinéa 1.4 que «Le nombre de joueurs seniors à enregistrer par un club de Ligue II est fixé à 25 joueurs professionnels et/ou amateurs au maximum dont obligatoirement 3gardiens de but». Point barre. La présence des joueurs étrangers est zappé, sans état d’âme. Du coup, des clubs de la L1 Mobilis qui sont rétrogradés ne sont plus autorisés à les faire participer au championnat. Et la question se pose : que vont devenir le Béninois Badarou et les Nigériens Ikechukwu et Obaje (ASO – Chlef) dont les contrats expirent en 2016 ? Le malien Bamba Bassirou  Et le Camerounais Tchami (USMBA)  eux aussi sous contrat ? Au mieux, ils vont être bradés aux clubs du palier supérieur, au pire, ils iront se plaindre à la FIFA qui sera stupéfaite par cet article 14. Et pourtant  il appartient aux présidents de clubs de la L2 qui font partie intégrante de l’AG de la LFP d’exiger l’amendement de cette disposition réglementaire, sinon des compensations financières. C’est leur droit, leur devoir même, vis à vis de leurs supporters. Et ce n’est pas la FAF qui peut les empêcher.  Alors au travail !

AB.LAHOUARI - IN BOTOLA

 

 
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