CAN : C’EST ORANGE QUI TIRERAIT LES FICELLES

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Dans le bi-hebdo algérien BOTOLA, un commentaire signé AB. Lahouari sous le titre :"C'est Orange qui tirerait les ficelles" met l'accent sur les problèmes de la CAF pour l'attribution de la CAN 2017.

"Dire tout et n’importe quoi, est devenu le label de la tchetchouka médiatique à laquelle nous assistons actuellement au sujet des chances du football algérien d’organiser  la CAN 2017. Des plus superflus avec cette annonce de candidature à la présidence de la CAF par le président d’une association de football «fantôme», à Mustapha Berraf  du COA aux spéculations saugrenues et défaitistes : «L'Algérie a perdu l'organisation de la CAN 2017. Selon mes informations, c'est le Gabon qui organisera cette compétition». Une intervention surprenante et mal venue quand on sait que cette personne est très loin des méandres du football africain et encore plus des groupes d’influences. Aussi, ces propos ont-ils  fait sortir de sa léthargie le ministre des Sports, Mohamed Tahmi  qui rectifie le tir : «Tout ce qui a été dit à ce sujet n'est que pures spéculations, rien de plus, et cela ne servira en rien la candidature de l'Algérie.» En revanche, de la capitale du Niger où il se trouve pour superviser la CAN des U17, l’actuel gestionnaire de la FAF, Raouraoua III garde le silence, laissant le travail d’intox négatif à ses «relais» en Algérie et au … Qatar. Une technique qu’il affectionne et qui lui a réussit durant ses trois mandats, en jouant souvent au pompier -pyromane.

Les propos rapportés par Mustapha Berraf  qui se dit « ami de Issa Hayatou » sont à la limite des brèves de comptoir. Tous ceux qui ont serré la main au grand Baobab, le Hadji Issa Hayatou ses dernières semaines ont eu la même réponse. Quand il dit que c’est au Comité Exécutif de décider, il n’invente pas la machine à couper le beurre. Mais il est de notoriété public qu’il tient de main de fer cette structure parce que depuis son intronisation en 1988, il n’a de cesse de modifier les statuts « démocratiquement » pour se tailler un costume sur mesure. Normal dirions-nous, il tient à conserver son poste qui lui a fait découvrir le monde en VIP. Ceux qui l’ont côtoyé ou croisé depuis cette date, savent qu’il est «généreux» mais qu’il devient un «strategic-killer» contre tous ceux qui tentent de lui barrer la route ou de contrarier ses plans. L’Ivoirien Jacques Anouma en a fait la douloureuse expérience. Issa Hayatou a mis du temps pour se relever des « trahisons » subies en 1998 et 2002 au niveau de la FIFA par les africains eux-mêmes qui lui ont préféré Joseph Blatter. Aujourd’hui, il dort les yeux ouverts comme un crocodile du nil.

Aujourd’hui, il est faux de prétendre que les chances de l’Algérie sont faibles du fait d’une ambition démesurée de Raouraoua III qui viserait la présidence de la CAF. Il n’a aucune chance pour une raison très simple : il existe un deal «non publiable» qui veut que le siège soit au Caire, que le secrétariat général de la CAF doit revenir à un pays de la zone nord et que la présidence doit être occupée à un membre d’un pays subsaharien. Bien sûr, il y a des groupes d’influences qui veulent changer la donne mais là, le problème devient politique. Et qui s’y met, s’y brûle. Ainsi, le départ de l’ex-secrétaire général, l’Egyptien Mustapha Fahmy à la FIFA a laissé place à l’arrivée du Marocain Hichem El Amrani. Donc, il faut chercher ailleurs les raisons de la brouille qui a poussé Raouraoua III, hors du cercle restreint de Hayatou. En revanche l’annonce du Gabon comme organisateur de la CAN 2017 n’est pas fortuite. Elle fait suite aux nombreuses visites du chef de l’Etat Ali Bongo à Malabo qui se trouve à vingt minutes de vol de Libreville. Les «fuites» n’ont pas manqué. Des plus sérieuses au plus farfelues. Par exemple le mécontentement « officiel » du président Gabonais à la suite du renvoi d’un arbitre au pays via Casablanca, mais des sources crédibles ont signalé les nombreux contacts avec des membres du CE de la CAF qui ont mandat pour voter statutairement. Toutefois, derrière cette façade, il y a l’ombre d’une société de téléphonie française, Orange, sponsor major de la CAN qui tirerait les ficelles. Est-ce que cela sera suffisant pour contrebalancer les solides arguments présentés par l’Algérie et son extraordinaire potentiel ? …"

AB. LAHOUARI

 

 

 

 
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