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FIFA : Veron appelle à la révision des statuts avant les élections

AVEC APS.sn

Le directeur des fédérations membres de la FIFA, Véron Mosengo-Omba, dans une interview avec l’Agence Sénégalaise de Presse a expliqué les raisons qui poussent la FIFA à recourir à l’installation des Comités de normalisation et la révision des bases statutaires et réglementaires avant d’organiser de nouvelles élections. Un avertissement à tout ingérence gouvernementale.

Pourquoi, y a-t-il autant de Comités de normalisation du football en Afrique ?

Il n’y en a pas qu’en Afrique. En Asie, il y en a deux, en Amérique du Sud un, et en Afrique deux, puisque la mission du Comité de normalisation des Comores arrive à terme dès la fin du moins de janvier 2021. C’est vrai qu’aucun Comité de normalisation n’a été nommé pour soutenir les associations membres de la FIFA en Europe, même si la Grèce a reçu un soutien ressemble à cela. Mais il faut se poser la bonne question de savoir pourquoi la FIFA, en accord avec les confédérations, peut être emmenée à autoriser la création d’une direction provisoire externe au sein de ses fédérations membres. A l’origine de la nomination d’un Comité de normalisation, il y a toujours le constat d’un problème durable au sein de l’association concernée, un problème qui l’empêche d’accomplir les tâches essentielles attendues de tout membre de la FIFA, avec l’indépendance requise. Il s’agit essentiellement de problèmes d’interférences des gouvernements dans les élections et/ou de blocages liés à des bases statutaires et réglementaires confuses ne permettant pas l’exercice de l’autorité de surveillance que représente la FIFA à l’égard de ses membres. Et grâce au travail des comités nationaux composés de professionnels dont la tâche est de réviser les bases statutaires et réglementaires avant d’organiser de nouvelles élections, les associations membres, qui en ont bénéficié, sont désormais dotées de meilleurs outils de gouvernance.

On accuse la FIFA d’être trop présente en Afrique. De vraies ou fausses accusations ?

Je rappelle que la juridiction de la FIFA est l’addition de ses 211 associations membres. La Fifa est partout où sont présents ses membres. C’est son devoir. On devrait plutôt s’inquiéter si la Fifa était absente du continent africain, un important vivier pour le football mondial. L’une des ambitions du président Gianni Infantino, c’est d’accompagner le développement du football en Afrique, qui dispose d’un potentiel largement inexploité.

Mais quand le président Infantino vient à Rabat, lors d’une rencontre de la CAF, et parle d’une organisation de la CAN une fois dans les quatre ans, n’est-ce pas une ingérence ?

Non, il a émis une opinion. Rien n’empêche le président de la Fifa d’exprimer une opinion à ce sujet. Il y a des arguments à faire avaloir pour les différentes formules concernant la périodicité de la CAN. Je comprends aussi les arguments de ceux qui disent que cet agenda (la périodicité actuelle, une CAN dans les deux ans) permet de doter les pays d’infrastructures sportives. En vérité, certains hauts dirigeants de la CAF avaient déjà donné leur accord et avaient déjà discuté avec le président Infantino, qui n’était qu’un porte-parole. Dans tous les cas, l’idée n’est plus de saison.

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