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FIFA : Constant Omari : « On a créé une nouvelle jurisprudence »

AB. LAHOUARI

 

L’homme est connu. C’est un dur à cuire ! Président de la Fédération congolaise de football (Fecofa) et actuel président intérimaire de la Confédération africaine de football (CAF), Constant Omari a vu sa candidature rejetée pour un poste au sein du Conseil de la FIFA en raison «d’une enquête formelle en cours par la commission d’éthique de la FIFA». Constant Omari, redoutable débatteur et un négociateur habile et qui aime répéter que « les batailles sont conçues pour les hommes ». La FIFA et Infantino ont devant eux un dur morceau et même Issa Hayatou alors président de la CAF n’a pas pu l’isoler au sein du Comex. Ses capacités de nuisance sont immenses et il faut le croire quand il promet de «grands procès» si sa candidature est définitivement invalidée.

Le dirigeant a réagi à ces accusations dans un entretien accordé au journaliste Alain Foka. Extraits.

«La commission est en train de faire son travail, l’essentiel est de savoir si ce travail est fait correctement et honnêtement. (…) J’estime anormal qu’on soit en train de créer une nouvelle jurisprudence, je ne sais pas d’où elle vient», a d’abord taclé le Congolais, qui s’estime condamné par la FIFA avant même d’avoir été jugé. «Il est anormal que, lorsque je pose ma candidature, la commission de gouvernance l’invalide sur base de suspicions qu’elle transforme déjà en accusations sévères alors que l’enquête est en cours, ça pose question. De plus, le dossier est pendant auprès de la commission d’éthique, ça signifie que je bénéficie du principe universel de présomption d’innocence.»

Constant Omari qui reste président par intérim de la CAF a annoncé qu’il compte bien faire appel. «Je suis très serein. Je passe mon temps à réfléchir sur la meilleure riposte possible et la voie de recours possible, admissible et autorisée. (…) Ce n’est pas ce que j’appelle une ‘distraction’ de la commission de gouvernance, qui va m’empêcher de continuer. Je vais réagir, je vous le confirme. On ne peut saper l’honorabilité de quelqu’un (…) par une simple décision, venant d’où ? Je ne sais pas… Il y a eu vice de forme dans cette décision de la commission de gouvernance», a dénoncé Omari.

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