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FAF – UNFA : Le «libre transfert» n’a jamais été entériné

LAFORDASSE

La réclamation des clubs algériens portée par la Fédération algérienne de football auprès de la FIFA, transmise la semainedernière, commence à faire du bruit ici et ailleurs, notamment en Tunisie, là où la Fédération de football de ce pays a promulgué une réglementation lui permettant de considérer les joueurs issus de la zone 1 (UNAF) comme étant tunisiens. La FAF s’est appuyée sur l’article 4 des dispositions générales des Statuts de la FIFA sur la discrimination afin d’argumenter sa requête. Mais au lieu d’applaudir et soutenir cette démarche, certains cercles veulent, aujourd’hui, discréditer la FAF en évoquant l’accord qui a eu lieu en marge de l’Assemblée générale extraordinaire de Charm Echeikh en Égypte, en septembre 2018, où les présidents des cinq Fédérations – c’était d’ailleurs la première et la dernière fois que ces derniers se réunissent ensemble – avaient évoqué le libre transfert des joueurs entre les pays de cette zone. D’ailleurs, on pouvait lire dans le communiqué de la FAF de l’époque : ‘’En marge du congrès extraordinaire de la CAF qui s’est déroulé en Égypte, une réunion entre les présidents des associations membres de l’Union Nord Africaine de Football (UNAF) s’est tenue et a donné lieu a des décisions « importantes » comme cet accord de principe concernant le libre transfert de joueurs entre les différents pays de la zone qui a été adopté par les membres du Bureau exécutif. Les joueurs « nord-africains » peuvent ne plus être considérés comme « étrangers si un accord final sera pris lors de l’Assemblée générale de l’UNAF en novembre 2018. (…)»

Il était donc clair que la décision devait être entérinée en novembre de la même année, soit en 2018 lors de l’Assemblée générale de l’UNAF. Chose qui ne s’est jamais déroulée, à ce jour. De plus, le Président de la FAF, Khireddine Zetchi, avait mis des préalables quant à la justesse de cette décision et son application sur le terrain, en examinant deux problématiques : d’abord, la législation du travail concernant la libre circulation des joueurs, et ensuite le transfert de la devise, soient deux éléments qui devaient être sérieusement pris en charge par les belligérants. Mais dribblant ses homologues, la FTF a décidé de promulguer cette réglementation qui permettait à un club tunisien d’aligner autant de joueurs maghrébins sans qu’ils soient considérés comme étrangers, ce qui n’est pas le cas pour Les footballeurs venus d’autres pays d’Afrique. Pis encore, la FTF a pris une telle décision sans jamais prendre l’avis des autres associations membres de l’UNAF, et encore moins la CAF qui, de son côté, a zappé complètement cette affaire, alors qu’elle est censée défendre les principes d’équité entre les Fédérations et de ne pas favoriser la division entre les
associations membres. En somme, c’est une question de principe et de bon sens, sans compter l’ancrage juridique, que la FAF a mis en avant pour défendre sa position et les intérêts du football algérien.
LA FORDASSE

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