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FAF : L’appel du pied de Charaf-eddine à la FIFA (Malik Mohamed)

Malik Mohamed

Ce soir, et sans grande surprise, l’unique candidat à la présidence de la Fédération algérienne de football, Charaf-eddine Amara, le patron du CR Belouizdad et président du groupe Madar, sera élu par les membres de l’Assemblée Générale de l’instance faitière. Certains croient déjà à un plébiscite, d’autres moins, car les choses ne se sont pas déroulées normalement selon ce qu’avait averti la FIFA, dans la feuille de route qu’elle avait exigé de la FAF, mais également de ses propres statuts piétinés lors de ce processus.

Hier, à l’hôtel Sheraton Club des Pins, sur la côte ouest algéroise là où aura lieu l’assemblée générale élective, Charaf-eddine a animé une conférence de presse où il a décliné les grandes lignes de son – très – ambitieux programme. Première remarque : les observateurs avertis estiment que cette sortie a été une maladresse de la part du candidat unique des pouvoirs publics, car la présentation de son programme devait être exposée d’abord aux membres de l’assemblée générale, avant de le faire pour la presse. D’ailleurs, dans la note du Ministère de la jeunesse et des sports, tout candidat à la présidence d’une fédération ou une quelconque association, a cette obligation de présenter son programme au tout début des travaux, avant de passer au vote à bulletin secret.

Parmi les points abordés dans son intervention, Charaf-eddine a évoqué la mise en conformité des statuts de la FAF, comme étant l’une des priorités, voire une urgence compte-tenu du risque de sanction de la FIFA qui plane toujours sur l’Algérie, d’autant que jusqu’ici, ni le MJS ni une autre partie n’ont donné des garanties à ce sujet. Dans son discours, le candidat à la présidence de la FAF a fait une sorte d’appel du pied à la FIFA, histoire de rassurer quant à l’importance donnée à ce dossier et d’éviter une éventuelle sanction avec l’invalidation de l’AGE et la mise en place d’un Comité de normalisation.

Deux autres gros écueils auxquels sera confronté également le nouveau président élu, en plus de celui de l’affaire des statuts, le dossier de l’équipe nationale après la dernière sortie de Djamel Belmadi et l’incertitude qui plane là aussi sur son avenir à la tête de l’équipe nationale. Soit une véritable bombe à retardement qu’il faudra vite et bien désamorcer. Ensuite, il y a ce ”fameux” Bureau Fédéral, dont la composante hétéroclite et la compilation de personnalités aux natures opposées, risque lui aussi de voler en éclats à la moindre secousse.

Le fait aussi d’avoir comme étiquette celle de ”désigné” des pouvoirs publics, risque de lui porter préjudice comme ce fut le cas avec son prédécesseur, qui, depuis son élection en 2017, a eu du mal à s’en défaire avec le travail de sape mené par les relais de Raouraoua dont l’animosité pour Zetchi n’avait pas d’égal. Charaf-eddine risque de vivre également le même calvaire s’il n’aura pas la bonne couverture de la part de ceux qui lui ont déroulé le tapis. Un homme avertit en vaut donc deux, dit-on.

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