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CAF : Les Egyptiens tirent à boulets rouges sur Ahmad

Red - BN

La suspension de l’arbitre international égyptien Gehad Grisha pour une durée de 6 mois par la CAF est la goutte de trop pour les médias égyptiens. Une décision décriée par la presse du pays organisateur de la prochaine CAN (20 juin – 19 juillet). Plusieurs titres et sites électroniques, évoquent une cabale du président Ahmad contre les représentants ou fonctionnaires égyptiens de la CAF. Ils n’hésitent pas à énumérer la liste des « victimes » égyptiennes, du président malgache, non sans pointer l’influence, voire la main de celui qui est désormais appelé le président (bis), le Marocain Fawzi Lekjaa, le 3e vice-président de l’instance et président de la Fédération Royale Marocaine de Football. Trois hauts fonctionnaires de la CAF, de nationalité égyptienne et non des moindres ont été licenciés ou mis de côté, depuis l’arrivée de Ahmad Ahmad à la tête de la CAF, en mars 2017. Il y a tout juste un an, Amro Shaeen le directeur Marketing et Droits TV de la CAF était licencié pour corruption. Il sera suivi, en avril dernier, par Amr Fahmy, le secrétaire général de l’instance.

Plus récemment, c’était au tour du directeur financier de la CAF, Mohamed el Sherei, de faire de l’influence de Fawzi Lekjaa sur le président de la CAF. Comme révélé dans notre précédente édition, Mohamed el Sherei, fils de la défunte Amira el Sherei surnommée « la mère du football africain» a été suspendu parce qu’il a refusé de se rendre à Rabat avec Fawzi Lekjaa qui souhaitait embarquer toutes la comptabilité de la CAF dans son pays. A mi-mandat, Ahmad Ahmad, s’est doncséparé de trois collaborateurs dans la superstructure de la CAF. Trois postes sensibles tenus par des Egyptiens. Si Amro Shaeen, a été viré pour corruption, le renvoi de Amr Fahmy remplacé par Mouad Hijji, homme de confiance de Fawzi Lekjaa, la suspension de Mohamed El Sherei, ajouter à cela, celle de Gehad Grisha, ressemble à ne pas s’y méprendre à un règlement de compte. Plusieurs responsables de l’instance et de nombreux observateurs estiment que la chasse aux Egyptiens est dictée par Rabat, comme le démontre la lettre de protestation envoyée par la FRMF qui a valu une sanction immédiate de l’homme en noir.

NAZIM BESSOL (In BOTOLA)

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