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CAF : La gouvernance d’Ahmad minée par le mensonge permanent

Nazim Bessol

Retro pédalage, contradiction, amalgame, confusion, manipulation et parfois même mensonges, tel semble être le mode de gouvernance choisi par le président de la CAF, Ahmad Ahmad et son entourage. Le tout s’entremêle et même si le Malgache ne décide pas de tout, son silence ou sa passivité font de lui, au minimum le complice, au pire l’instigateur ou le commanditaire. Pour étayer ses affirmations, il est bon de prendre trois exemples concrets et pas trop étalés dans le temps avec des faits concrets que toute remise en question relèverait de la mauvaise foi. Celle-ci étant caractérisée par le conseiller média d’Ahmad Ahmad, le franco-algérien Hedi Hamel.

Au mois de juin dernier, en pleine Coupe d’Afrique des Nations, l’envoyé spécial de BOTOLA a croisé à l’hôtel Marriott du Caire, l’actuel 1er vice-président de la CAF, Constant Omari, et lui a demandé des précisions sur des documents qui montraient clairement qu’au moins trois membres du Comité Exécutif : Hani Abu Rida, Constant Omari, et le président de la CAF, Ahmad Ahmad ont bénéficié d’une double rémunération FIFA-CAF durant le mondial Russe de 2018. Un cumul strictement interdit par l’instance mondiale et qui les place sous le feu du Comité d’Ethique de la FIFA.

Le président de la fédération du RD Congo, qui a très souvent
réponse a affirmé qu’il s’agissait d’une résolution du Comité exécutif de la CAF. De quelle date ? dans quelle ville ? Omari ne s’étale pas trop sur le sujet et s’esquive. En vérité cette décision n’a jamais été discutée au Comex. Il récidive plus récemment dans une déclaration à Jeune Afrique concernant la CAN Futsal. Il emploie le même procédé et évacue rapidement la question de la domiciliation du tournoi dans la ville occupée de Laâyoune.

Il sait pourtant que dans les minutes du Comité exécutif du 28 novembre 2018 à Sharam El Sheikh, il n’est fait nullement mention de la ville de Laâyoune ! De son côté Ahmad Ahmad, indiquait à BOTOLA que « La CAN Futsal a été attribuée avant notre arrivée aux affaires. C’est le Maroc, c’était acté. » Une affirmation qui ne tient pas debout, puisque le compte rendu du comité exécutif du 28- 29 septembre 2018, à Sharam El Sheikh, consultable sur le
site web de la CAF, indique dans son point 10_b, que la CAN Futsal est attribué au Maroc, sans aucune autre précision des ou de la ville hôte.

Dans cette même déclaration, Ahmad Ahmad s’offusque et déclare « laisser la politique au politicien » occultant le fait que son titre de président d’une instance panafricaine fait de lui un acteur politique bon gré mal gré et sa présence sur un territoire que l’ONU qualifie de contesté, devient un acte politique par excellence. D’ailleurs, le président de la FIFA Gianni Infantino, ne se rendra pas à Laâyoune et se contentera d’une visite salée, située dans la région de Rabat.

Ancien ministre et ancien sénateur, Ahmad Ahmad, ne peut s’abstenir de faire de la politique, il l’a lui-même affirmé face aux caméras du monde entier à la veille du coup d’envoi de la CAN 2019 en pleine conférence de presse, lorsqu’il a lancé à un confrère algérien qui l’interrogeait sur l’annulation de l’accréditation du journaliste de Botola, Nazim Bessol « Vous pouvez demander au responsable des accréditations, ce n’est pas mon travail. Je suis président de la CAF, ce sont les affaires politiques de la CAF que je gère.» Un discours « accordéon » qui évolue au gré des situations et des opportunités et qui brouille le message de l’instance africaine et entame sa crédibilité.

NAZIM BESSOL

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