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FIFA -CAF : Comité de gouvernance, rivalité voire dualité ?

NAZIM BESSOL

Mardi 5 janvier la Confédération africaine de football (CAF), annonçait la réunion du Comité Gouvernance, pour étudier les dossiers de candidatures aux postes de «président de la CAF, de membres du Comité Exécutif de la CAF et de membres africains du Conseil de la FIFA. La liste finale des candidats éligibles aux différents scrutins sera rendue publique au plus tard le lundi 11 janvier 2021», pouvait-on lire sur le site web de l’instance. Un Comité installé lors de la 41e Assemblée Générale au Caire en 2019 pour « assister le Comité Exécutif sur toutes les questions en matière de gouvernance de l’organisation.» Il devient ainsi, l’une des quatre commissions indépendantes de la CAF avec comme mission de procéder aux vérifications des conditions d’éligibilité des candidats à des postes électifs au sein des organes de la CAF.

Or, aussi indépendant soit-il, le Comité de gouvernance de la CAF, est soumis en dernier ressort aux décisions du Comité d’éthique de la FIFA. La hiérarchie des normes, le rôle que lui ont assigné ses créateurs « assister le Comité exécutif de la CAF » restreignent non seulement sa compétence, mais aussi le champ d’application de ses décisions. Jeudi, la CAF a rendu public la liste des candidats retenus par le Comité de gouvernance pour les élections au poste de président de l’instance panafricaine et à son comité exécutif. Naturellement, celle d’Ahmad Ahmad, suspendu 5 ans par le comité d’éthique de la FIFA, n’a pas été retenue. Celle de du Sud Africain Patrice Motsepe et le mauritanien Ahmed Yahya, ont été mise en « salle d’attente » pour complément d’information.

Les deux candidats devront certainement s’expliquer, pour l’un sur sa présence à la Oumra offerte et qui a couté à Ahmad Ahmad, d’être banni 5 ans et le second devra justifier, certainement, les invitations envoyées à certains présidents pour assister aux 50 ans de son club Mamelodi Sundows, un évènement privé. A l’inverse, la candidature de Souleiman Hassan Waberi, présent lui aussi à la Oumra, a été retenue sans réserves. Wadii al Jarry, président de la fédération tunisienne de football (FTF), a vu sa candidature validée par ce même Comité de gouvernance, malgré une suspension du Comité National Olympique Tunisien. Une gifle à la Charte Olympique mère de tous les statuts…

Toutefois, ce qui demeure le plus intéressant sans doute est d’observer la suite des évènements. Dans sa publication la CAF explique que : « (…) pour les candidats au Conseil de la FIFA, le contrôle d’éligibilité est en cours au niveau des instances de la FIFA et le résultat sera communiqué en temps utile.» Le poste de président de la CAF, ouvrant droit de facto à la vice-présidence de la FIFA, cette dernière pourrait considérer les candidatures de Patrice Motsepe et Ahmed Yahya recevables sans autre examen. Si tel est le cas, que pourrait faire la CAF et son Comité de gouvernance ?

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