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CAF : La COSAFA tourne le dos à Ahmad

BN

Tout ne se passe comme souhaité pour le gestionnaire de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, candidat non encore déclaré à sa propre succession. Si le coup de pression auprès des fédérations membres à plus au moins porté ses fruits avec plus d’une trentaine de lettre de soutiens renvoyées au Caire, selon nos informations, certaines à l’image de l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte font de la résistance « stratégique ». Les trois associations de la zone nord et d’autres encore, attendent d’y voir plus claire, alors que le dernier délai de dépôts des candidatures est fixé au 12 novembre prochain.

Mais ce n’est certainement pas ce qui préoccupe Ahmad Ahmad et son premier cercle, ils savent pertinemment qu’un candidat n’a besoin que de trois soutiens dont celui de l’association d’origine pour être éligible et que ces soutiens ne se traduisent pas en bulletin le jour du scrutin. Le danger pour le malgache provient de sa zone d’origine, la COSAFA, (Conseil des Fédérations de football d’Afrique australe, 14 pays), la plus importante après l’Afrique de l’ouest* et grâce à laquelle il avait devancé en 2017, le camerounais, Issa Hayatou. Une zone dont l’unité et la discipline de vote a volé en éclat ces derniers mois.

Pourtant, officiellement, le conseil des fédérations de football d’Afrique australe, affirme soutenir la candidature d’Ahmad Ahmad à un second mandat. L’instance a même organisé, cette semaine, une réunion par visioconférence autour de la question, afin de préserver les apparences. “Le président de la Cosafa, Philip Chiyangwa, a souhaité la bienvenue aux membres présents et a remercié toutes les associations membres de la région d’avoir soutenu la candidature du président Ahmad Ahmad pour un second mandat en mars 2021”, lit-on dans le procès-verbal de la réunion.

Mais, selon nos informations, huit fédérations et non des moindres sont déterminées à ne pas voter Ahmad Ahmad, le 12 mars prochain, à Rabat (Maroc). D’ici là, rien n’indique que la fronde ne puisse se propager à d’autres associations de la zone. Contacté par footafrique.com, un responsable issu de la zone nous précise “les lettres de soutien, n’ont aucune valeur contraignante, au-delà des trois obligatoires pour se porter candidat, le reste sert surtout à éliminer d’éventuels concurrents et encore … rappelez ce qui s’est passé en 2017, avec l’ancien président Issa Hayatou” lance notre interlocuteur. Un sacré coup dans l’aile pour la candidature d’Ahmad Ahmad qui a réussi à diviser au sein même de sa zone d’influence naturelle. Le vieux routier, Sud Africain, Dany Jordaan tout comme Philip Chiyangwa, le président de la zone ont été actionnés pour mettre de l’ordre.

*L’Afrique de l’ouest totalise 16 pays, elle est divisée en deux zone l’Ouest A et B avec 8 associations chacune.

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