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ALG : Zetchi – Le quitus et tchao – Tchao ! (Nazim Bessol)

ABL

La tenue de l’assemblée générale ordinaire (AGO) de la FAF, aujourd’hui, à l’hôtel Sheraton club des pins, acte la fin de mandat de l’actuel Bureau fédéral et de son président Kheireddine Zetchi. PAR NAZIM BESSOL.

Un mandat dont le dernier bilan sera présenté aux membres de l’Assemblée générale pour approbation. Malgré les tentatives répétées et continue de déstabilisation, l’histoire retiendra que le Bureau et son président sont allés au terme de la mission qui leur avait été confiée en 2017 et glané au passage un titre continental deux ans après, au Caire. Une fois n’est pas coutume, le président sortant fort d’un bilan plus qu’honorable, ne briguera pas de second mandat. Il laisse derrière lui une équipe nationale championne d’Afrique en titre, au sommet de son art, avec une série d’invincibilité toujours en cours de 24 matchs. Sans parler des multiples autres réalisations et chantier lancés durant ses quatre dernières années.

Un homme de terrain

Les satisfactions sont immenses avec le renforcement de la Direction technique national (DTN) avec installation et maintien de l’ensemble des staffs techniques des différente sélection. Une sélection U17 qui fait partie des 12 meilleures équipes du continent, qualifiée pour la première fois sur le terrain à la phase finale de la CAN (annulée) de la catégorie. Homme de terrain, Kheireddine Zetchi avait dès le début de son mandat axé son programme sur la formation, un domaine qu’il affectionne et qu’il maitrise, après sa longue expérience au Paradou AC. Il a ainsi, travaillé à récupérer deux centres appartenant au MJS (Khemis Meliana et Sidi Bel Abbes) pour les mettre à niveau en attendant la fin des chantiers lancés pour accueillir les futurs académiciens de la FAF et le vivier de demain.

Un travail ingrat

Reste que le principal chantier ou du moins le plus important et le plus compliqué, le professionnalisme. Il draine tellement d’argent et d’intérêts qu’il était quasiment impossible de s’y approcher. Devant l’ampleur de la tâche, l’ex-gestionnaire de la FAF durant vingt ans, Mohamed Raouraoua, avait choisi d’opter pour la paix sociale et le laisser faire. Une situation désastreuse qu’il fallait redresser par une feuille de route qui prévoyait plusieurs réformes à dose homéopathiques. Elle consistait en une première étape à faire le point de la situation des 32 clubs professionnels, pour ensuite mettre en place un environnement standardisé et identifier les différents protagonistes. Une démarche indispensable avant de ramener le nombre de clubs professionnels à un chiffre et à un niveau de management plus acceptable. La Direction de Contrôle et de Gestion Financière (DCGF), longtemps en sommeil sous la direction de Mohamed Mechrara, incapable de faire démarrer le projet, s’est mise au travail avec une équipe dirigée par Reda Abdouche, sous l’impulsion du Bureau. Un travail conséquent a été abattu en l’espace de quelques mois et les premiers résultats se font sentir avec la diminution drastique du nombre de dossier au niveau de la Chambre National de résolution des litiges (CNRL).

Alcaraz un dossier clos depuis un moment

Choqués par l’ampleur du vide à leur arrivée en 2017 à Dely Ibrahim, les responsables fédéraux se sont engagés à mettre en place un fonctionnement, une administration, une organisation et une DTN et surtout de la matière beaucoup de matière. A la veille de l’assemblée élective annoncée pour le 15 avril prochain, la nouvelle équipe dirigeante est assurée de trouver plus que des trophées. C’est dans ce sens que le président Kheireddine Zetchi, a décidé de solder tous les passifs à commencer par le plus emblématique d’entre eux, celui relatif au renvoi du technicien espagnol Lucas Alcaraz. L’ancien sélectionneur des Verts qui réclamait plus d’un million d’euros à la FAF pour rupture unilatéral et abusif de contrat a dû se contenter de quelques centaines de milliers et accepter de négocier. Un compromis qui lui assurer de toucher son argent rapidement et surtout d’éviter plusieurs années de procédure judiciaire en Suisse, puisque la FAF était décider d’attaquer la décision du TAS quel qu’elle soit devant les juridictions civiles helvétiques. Un compromis a donc été trouvé entre les deux parties sans que le montant ne soit divulgué, il fait l’objet d’une clause de confidentialité qui explique l’absence de chiffre sur le dernier bilan financier de la FAF.

Le contrat de confidentialité avec Alcaraz

Ni Dely Ibrahim, ni Lucas Alcaraz, ne sont autorisés à communiquer dessus selon les dispositions de l’accord à l’amiable signé entre les deux parties. Selon, certaines sources médiatiques, le président Zetchi a pris sur lui de régler la facture. « C’est le football, nous assistons tous les jours à des départs de coaches. Ils touchent ce qu’ils doivent toucher. Dans le cas d’Alcaraz, il a pris ce qu’il devait prendre et nullement ce qui est annoncé ici et là », a précisé à BOTOLA, une source proche du dossier. Si les ratés de la mandature de Kheireddine Zetchi, à la tête de la fédération algérienne de football (FAF) sont nombreux leur importance et leur impact sur la réalité du football ne sont que relatifs. En effet, que pèsent le rejet de candidature du dossier de Bachir Ould Zmirli, au Comex de la CAF, la capitulation et la nomination de Rabah Madjer à la tête des Verts, le retrait à la dernière minute de la course au Conseil de la FIFA… devant ce qui est a été lancé comme chantier ici chez nous et notamment en direction de la jeunesse ? Que représentent l’ensemble des erreurs et des critiques, le plus souvent amplifiées par les mêmes cercles et mêmes supports devant la campagne promotionnelle mondiale qu’offre l’équipe nationale ?

Un bilan certifié

Les coalisés ont décidé de se livrer aujourd’hui à un nouvel exercice, l’étude ou l’analyse du bilan financier de la FAF, certifié par un commissaire aux comptes, celui-là même qui certifiait les comptes de l’ancienne direction de la fédération ! Au-delà du fait que sa diffusion est en soit un évènement tant le document étaient dans un passé pas si lointain classé « top secret », les chiffres annoncés comme explosifs n’ont rien de sensationnel. Les 1,7 millions de fournitures ou plus exactement clef USB, ne représentent en réalité que l’équivalent de près de 5000 € ! Une sacrée somme pour le commun des mortels et des algériens, mais une goutte d’eau pour n’importe quelle grande entreprise ou association de la dimension de la FAF. L’acquisition de flash disc qu’on essaye de faire passer pour autre chose n’ont servi que pour des supports publicitaires au même titre que les agendas de fin d’année ou les calendriers que distribuent les entreprises, institutions ou associations pour leur promotion. Quant à la prime du mouton, elle aurait été rapportée sur le bilan en tant que bonus et personne n’aurait trouvé à redire. D’ailleurs, il n’y a tellement rien à dire sur ce bilan, qu’aucun membre de l’AGO n’a demandé la parole ou contester quelque point du bilan, si ce n’est le président de la JS Saoura, Mohamed Zerouati. Il s’est contenté de demander des expliquer sur les dépenses de Gasoil notamment, alors que les inquiétudes se situent en réalité ailleurs…

Nazim Bessol

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