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ALG : Une révision du code disciplinaire s’impose

AB LAHOUARI (IN BOTOLA)

Plus que jamais, une révision du code disciplinaire s’impose. Certains articles sont obsolètes dont les barèmes sont à revoir, tout comme les attendus. Les sanctions prévues sont faites pour des
voleurs de poules. Le président de la JS Kabylie, Cherif Mellal, est suspendu pour deux années de « toute fonction officielle et/ou activité en relation avec le football à partir du 20/06/2019 avec proposition de radiation à vie ». Il l’a été pour « violation de l’obligation de réserve, outrage à la Fédération, Ligue et de leurs structures et membres, atteinte à la dignité et à l’honneur de leurs membres, et nonrespect des décisions des Commissions
juridictionnelles »

Quoi de plus normal ! Cherif Mellal est un récidiviste. Il était déjà condamné à une peine de deux ans non encore purgée. Malgré cela, il a continué à narguer le monde du football, il a tenu à deux reprises une conférence de presse en sa qualité de président du club avec des déclarations et propos en violation des dispositions du code disciplinaire. Son article 22 stipule « l’interdiction de toute activité en relation avec le football comprend, l’interdiction : administrative, sportive et de représentation du club ou autres ». Dans son obstination, il refuse de reconnaître l’autorité des instances sportives et s’est permis de défier l’autorité du gouvernement pour ce qui est du Protocole de Covid-19. Il y a lieu donc de ne pas verser des larmes de crocodile. Il mérite largement sa sanction.

Mal conseillé, Cherif Mellal se permet des sorties médiatiques stupides, comme celle où il croit détourner une décision gouvernementale en déclarant que le stage effectué par la JSK l’a été dans un stade privé comme si celui-ci se trouvait à Tataouine-les-Bains. Si l’on suit son raisonnement, la JSK pourra disputer ses
rencontres de L1 dans des terrains privés ou encore à l’étranger… à moins qu’il ait des arrières pensées extra-sportives. Heureusement que les supporters, de plus, agacés par son comportement
«irresponsable » regrettent les départs de Mohand Hannachi, Khalef Abdelkader ou encore Benkaci qui ont fait la grandeur des « Jaune et Vert ». Certains demandent son départ. Ils savent que c’est un combat perdu entre le pot de terre et le pot de fer.

A l’évidence, le conflit permanent que mène Cherif Mellal contre du MJS doit cesser. Ce dernier a été sollicité pour une radiation à vie conformément à la réglementation. Va-t-il la prononcer ? La FIFA tout comme la CAF ont revu à la hausse les sanctions pour des infractions disciplinaires. L’exemple est là.

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